San Rafael

Amérique latine, Argentine

Du 5 Septembre au 21 septembre 2019

Le volontariat

Après avoir crapahuté pendant environ 2 mois, nous décidons de nous poser dans un endroit fixe pendant 2 semaines. C’est l’occasion de faire du woofing, en l’occurrence dans une ferme biologique où son propriétaire Lautaro vient y travailler tous les jours accompagné de sa femme Monica et de leurs 3 enfants.

Arrivés à San Rafael à 16h, nous attendons tranquillement que notre hôte vienne nous récupérer mais sans savoir à quoi il ressemblait. C’est alors qu’un pick-up s’arrête un peu plus loin en criant nos prénoms. C’est bon il nous a trouvé !
Il nous amène dans sa ferme situé à 10 km de la ville.
Premières impressions : la ferme est vraiment mignonne mais le terrain parait « mort » car nous sommes encore en hiver donc les plantes, arbres et tout ce qui compose cette ferme ne se sont pas encore réveillés. Lautaro nous explique les particularités de la maison dont une nous a marqué : pour avoir de l’eau chaude, il faut faire feu de tout bois dans une cheminée dehors pendant environ 30 minutes !

Nous avons ensuite fait la connaissance des poules, des lapins et de Pancho (un âne qui est, pour nous, la mascotte de la ferme et qui adore les oranges). Il a été récupéré dans une fourrière suite à un abandon et depuis il passe des jours paisibles à manger toute la journée et à faire des braiments dès qu’il voit quelqu’un qui peut lui apporter à manger.
Mais à peine arrivés et déjà pleins de choses à faire dans cette ferme ! Pour commencer, nous avons dû faire le ménage du sol au plafond car une ferme ça se salit vite. Surtout que Lautaro a dû déboucher les canalisations des sanitaires et de la douche, puisqu’une racine a décidé de perforer ses conduits et de les boucher… Je vous laisse imaginer la tête de la salle de bain une fois son travail terminé… Pour imager, il y avait du crépi du sol au plafond…

Les tâches que nous avons accomplies ont été diverses et variées.
– Récolter des feuilles pour en faire un fertilisant pour la terre et aider à la culture des champignons,
– Arracher les mauvaises herbes à la main, pas de désherbant industriel et tant mieux mais c’est long et chiant,
– Repiquer des framboisiers, c’est impressionnant la vitesse à laquelle ils envahissent le sol,
– Déterrer et enterrer des piquets avec mise en place de fils de fer et filets pour protéger les récoltes contre les oiseaux et la grêle. Et évidement le dernier jour, j’ai cassé le manche de la pelle… donc qui casse, paye, on est allé racheter un manche au magasin,
– Nettoyer le poulailler : joie et bonheur pour nos narines,
– Nettoyer et peindre les ruches,
– Récupérer les œufs, nourrir les poules et les lapins en passant par dessus la porte comme un voleur car Lautaro n’avait pas pu venir à cause d’un contretemps (et non on avait pas les clés).
– Chauffer la maison et l’eau chaude, une tâche quotidienne qui prenait pas mal de temps car il fallait ramasser du bois (pas forcément sec) dans le jardin, le casser à la main ou en le tapant sur un autre tronc pour faire un feu qui tienne.

Pour l’arrosage des plantes, on appelle ça l’inondation ! C’est la première fois qu’on assiste à ce type d’arrosage ! Une partie du cours de la rivière pendant 3h par semaine seulement dans des horaires précis, sauf pendant l’hiver. Cela est calculé en fonction des hectares du terrain. Par chance, pour le reste de la semaine il a construit une sorte de piscine pour avoir un peu de réserve jusqu’à la prochaine immersion du terrain.

A côté du travail à la ferme, nous avons quelques activités :
– Apprendre l’espagnol pour moi car c’est pas encore ça,
– Faire du pain maison (Merci Auré) et de la Brioche pour moi,
– Lire des livres pour Pauline car l’espagnol c’est bon pour elle,
– Rater la cuisson des gâteaux pour Pauline, c’est un four à gaz et on n’a pas su le maîtriser direct,
– Visiter la bodega Bianchi à 1,5 km de la ferme, et bien sûr déguster du bon vin et mousseux, faut pas perdre les bonnes habitudes,
– Louer une voiture et visiter le Cañon del Atuel (le prochain chapitre).

Cañon del Atuel

Nous avons loué une voiture pour faire le tour mais la location a été folklorique ! La première fois que nous voulions louer une voiture, TOUTES les agences étaient fermées… (Pause méridienne Argentine oblige). La seconde fois, l’agence qui nous as dit ok pour la voiture, n’a finalement pas fait la réservation… Et la troisième fois fût la bonne, car juste après, nous sommes allés chez la concurrence pour en louer une directement. Par chance, c’est la dernière et la condition pour l’obtenir c’est de la rendre propre car ils n’auront pas le temps de la laver pour les suivants le lendemain. On saute sur l’occasion, surtout qu’elle nous a fait un rabais de 20% pour ce service !

En route maintenant pour le spot touristique de la région !
Nous suivons une route indiquée par le GPS… Mais quelle erreur !! Nous sommes passés dans un chemin pour camion au milieu d’une déchetterie à ciel ouvert, avec des galets qui raclaient par moment le bas de caisse et où l’on glissait dessus également, sinon c’est pas drôle !! Autant vous dire que Pauline n’en menait pas large ! Une fois ce chemin terminé, nous voici face à une rivière à traverser, sinon c’est vraiment pas drôle… que nous traversons également ! Bien sûr, je tiens à signaler que nous avons une voiture standard style Dacia Logan, pas un 4×4 !

Le premier de nos nombreux arrêts se fait aux Salinas del Diamante. Nous voyons une étendue blanche à perte vue avec les Andes en fond. On visite également un petit musée sur le sel. Nous reprenons la route en direction du barrage de El Nihuil qui marque le début du Canyon.

Dans le Canyon, nous passons devant 3 centrales hydroélectriques importantes pour la région, mais nous voyons surtout des paysages magnifiques qui nous rappellent par moment les quebradas du Nord de l’Argentine. Mais avec un petit plus, puisque nous suivons tout du long une petite rivière arborée de plantes et d’arbres verdoyants, contrastant avec les falaises abruptes et arides sur les cotés.

Après avoir fait une bonne partie de la route, nous arrivons sur l’apothéose du circuit : le Lac de Valle Grande. Le spectacle est à couper le souffle ! L’eau bleu-verte magnifique est entourée de falaises. Nous avons pu avoir plusieurs points de vue impressionnants afin d’admirer ce paysage : un du haut des falaises et un au niveau du bord du lac (où des jeunes se baigner avec un eau avoisinant les 15°C…).

Sur cette note finale, nous rentrons sur San Rafael pour passer notre dernière soirée auprès de Lautaro et sa famille. J’ai l’occasion de le traiter (ostéopathiquement bien sûr, je ne suis pas encore assez à l’aise pour le côté verbal !) et Pauline a appris à faire des empanadas typique de la région. La soirée s’est prolongée par un repas qui a failli nous faire rater notre bus pour Bariloche mais Lautaro et Monica nous ont jetés au Terminal quelques minutes avant le départ de notre bus.

Pour conclure, cette expérience fut bien enrichissante, au point de vu humain mais aussi du travail car Lautaro est passionné et pédagogue. Pour autant, cela ne nous donne pas envie de nous lancer dans l’aventure en rentrant en France (Même si un potager ne serait pas mal venu.). On aime trop nos boulots aussi ! Mais on ne dit pas non à une prochaine opportunité de volontariat, bien au contraire !

Johann

La Rioja

Amérique latine, Argentine

Du 25 août au 28 août 2019

On va pas y aller par quatre chemins, cette ville ne nous a pas trop plu. Déjà parce qu’il n’y a rien à faire et parce qu’on est tombé sur une hôtel digne d’un hospice à l’abandon… Merci mais nous n’avons pas encore l’âge !

Heureusement qu’on peut compter sur quelques trouvailles gastronomiques comme un bar à bière local, qui est devenu notre référence pour deux soirs.

Bon, il y a quand même des choses intéressantes à voir, comme les deux parc nationaux les plus près : Talampaya et Ishigualasto. On a choisi de les faire avec une agence, pour pouvoir les faire dans la même journée. Le must : un conducteur également guide !

Talampaya

Un peu d’histoire : Reconnu patrimoine naturel de l’Humanité en collaboration avec le parc d’Ichigualasto pour avoir la seule séquence complète au monde de la période Triasique de l’ère Mésozoïque. Car des fossiles ont été retrouvés datant des différentes époques dans les deux parcs.

Un peu de géographie : Situé à 130km de La Rioja, cette région est quasi désertique, il pleut moins de 200mm par an, généralement en été (janvier/février). Les plantes sont basses, sans trop de feuilles et  les animaux que l’on peut croiser sont des renards gris, condors, puma, lama, ñandues (petite autruche), mara (emblème du parc)…

Il nous a fallu a peu près 3h pour y arriver (ça passe plus vite avec une petite sieste). On avait fait la demande de le faire en rando pour profiter du paysage de plus près. Sauf qu’en arrivant, le guide nous explique qu’à pieds, nous ne verrons que 20% de ce qui est accessible avec le circuit motorisé. On a donc choisi (au départ par dépit) le circuit en 4×4 qui dure 3/4h dans le parc national (4600$AR = 78€ /2).

Le circuit en 4×4 propose 5 stops :

  • Un arrêt pour apercevoir des motifs ainsi que des cavités sur des roches correspondant à des peuples indigènes datant de 500ans av. JC.
    Les cavités sont le vestige de mortiers utilisés pour broyer et préparer la nourriture. La preuve en est que les dents des Indigènes retrouvées montrent une usure importante dûe aux bouts de roches qui se détachaient du mortier lors de la préparation des repas.
  • Nous pénétrons dans le canyon de Talampaya pour atteindre le « Jardin Botanique », un micro jardin du à un micro climat créé par l’ombre des falaises et la faible profondeur de la nappe phréatique. Le guide nous a fait découvrir la Chimenea, d’une hauteur de 150m, dans laquelle nous avons crié en cœur un mot, qui s’est répété quelques fois avant de disparaître. L’écho produit est quelque peu impressionnant. Il y a plusieurs millions d’années nous aurions fait cette visite au cœur des profondeur marines.
  • Les autres stops concernent des formations géologiques créées par l’érosion.
  • Notre dernier arrêt se fait dans un autre canyon, à quelques km. Ce qui est incroyable, c’est que nous marchons dans du sable, la température approche les 30 degrés, l’air est sec ; mais dans quelques mois cela sera inondé. Il ne pleut presque pas, mais lorsque cela arrive, les canyons sont envahis par les eaux qui peuvent monter à plusieurs mètres et de ce fait, les visites sont interrompues, jusqu’à la décrue.

Au début, nous avions regretté de ne pas le faire à pieds, mais au vu de tout ce qu’on a pu voir lors du circuit, il aurait été dommage de passer à côté. On s’est questionné sur l’impact écologique de faire autant de voiture dans un site classé à l’UNESCO. La raison est simple, vu qu’il n’y a pas de vraies routes mais des sentiers en mauvais états, seuls les 4×4 peuvent nous permettre d’accéder à l’entièreté du site en maîtrisant aussi la propreté du site. Par exemple en vélo il faudrait plusieurs jours pour faire le circuit complet, et avec l’écart de températures jour/nuit cela n’est pas conseillé, ni proposé.

Et puis le petit plus de cette balade a été la dégustation de mets locaux au cœur du canyon : olives, pâte de coing, vins, mousseux, empanadas au coing, soupe, noix… Parfois les tours organisés ont vraiment du bon !


Ishigualasto

Après le premier parc, direction Ichigualasto (entrée du parc 450$AR). Le parcours de 40km se fait avec son propre véhicule, et à chaque arrêt, le guide du parc nous donne des indications sur l’histoire du parc et les formations géologiques que l’on voit. Tout comme Talampaya, elles sont dues à l’érosion.

Le premier stop se fait sur une zone lunaire, qui a donné le nom touristique à ce parc : vallée de la lune (un petit pas pour l’Homme et… ok j’arrête). En quechua, Ichigualasto signifie « terre sans vie » du fait que quasi aucune végétation ne se trouve dans ce parc. Autrefois, il était le passage obligé de paysans qui amenaient du bétail au Chili. Ils mettaient presque deux semaines à traverser, en passant par ce parc, sans aucune ressource pouvant les aider.

On fait un arrêt sur la zone des Cancha de Bochas: un lieu bien restreint où se trouvent des dizaines de roches rondes (sans aucune intervention de l’homme). Elles auraient cette forme due à l’érosion. Mais ce phénomène n’a trouvé aucune explications valides pour le moment.

Ici, des fossiles ont été retrouvées, datant d’il y a plus de 250 millions d’années, où le climat était tropical… Difficile à imaginer. Ils ont pu garder une partie de 3 squelettes. Aujourd’hui, un bâtiment a été construit tout autour pour les préserver.

La fin de cette visite se fait par le coucher de soleil sur la vallée de la lune et c’est splendide !

Pauline et Johann

Mendoza

Amérique latine, Argentine

Du 29 août au 5 septembre 2019

Enfin une pause !! Après deux mois (et oui déjà) de vadrouille, on ressent le besoin de se poser quelques jours sans avoir grand-chose de prévu. Enfin si, louer un appart pour avoir un semblant de chez soi. Voyager c’est vraiment une expérience de folie mais ça nous fait réaliser quelques indispensables comme avoir des repères fixes et un point d’ancrage.

Rebelote : capitale argentine du vin, on programme un tour des bodegas.

1. Enoteca : première étape. L’œnothèque est une ancienne bodega transformée en école puis en musée. L’école d’œnologie et agronomie a été déplacée à l’extérieur de la ville. Les explications autour du vin, de la récolte, de la création sont souvent semblables entre les musées et les bodegas mais chacune donne un détail différent par rapport à l’autre, ce qui nous fait apprécier et nous permet de bien ancrer les informations (pour mieux déguster par la suite évidemment). Petite particularité: le vin servi en dégustation, n’est pas disponible à la vente. Les vignes sont cultivées à coté de l’aéroport et étant donné le peu de vignes dans cette zone, ils réservent le fruit de leur récolte pour l’enoteca.
100$AR visite et dégustation.

2. Maipu en vélo. Cette petite ville en périphérie se rejoint par le train/tram. Nous avons choisi le loueur de vélo (Wine&Ride) le plus proche : à la sortie de la gare. De plus, l’offre était avantageuse : ayant des partenariats, l’entrée des bodegas était réduites et si nous n’avions pas le temps de faire toutes celles payées, on nous remboursait, on ne pouvait pas trouver mieux.

  • Lopez : à quelques mètres du loueur de vélo, nous y avons été à pieds avant de récupérer nos vélos. Bodega assez réputée, nous avons fait la visite avec une classe de lycéens déçus de ne pas faire la dégustation. On comprend leur déception !
    Visite et dégustation gratuites, 10% de réduction sur les bouteilles achetées directement à la bodega.
  • Vistande : la plus éloignée de notre parcours mais pour des raisons logistiques (boire ou pédaler faut choisir. Oups…) on l’a faite en premier. Du coup, les 15km sans s’arrêter boire un coup ont été un peu long. Ils disposent d’une terrasse avec vue sur les Andes mais à cause du Zonda (vent chaud et parfois dangereux : transporte du sable et beaucoup de chaleur), on ne verra que très peu les sommets enneigés. Mais bon, on aura droit à une visite privée de la bodega avec une guide passionnée. La visite est du coup plus libre et elle déroge à la règle en nous faisant déguster un « gran reserve » (vins les plus chers car ayant été en barrique plus longtemps) Yes !!!
    200$AR visite et dégustation
  • Maal Wines : Ils ont créé une bière « ilegal » qui s’appelle ainsi car il est interdit de produire une autre boisson que du vin dans une bodega. La raison : pour la bière (ou le mousseux), il faut rajouter du sucre, et le vin non donc il ne faut pas avoir deux productions différentes dont une contient du sucre pour enlever tout soupçon d’ajout de sucre dans le vin. Petite bodega en expansion qui construit un local spécial pour augmenter la production de bière. On est reparti avec une petite bouteille, il faut savoir se faire plaisir !
    200$AR dégustation (2 verres et 1 bière)
  • Cecchin : une des bodegas bio de la zone et elles sont encore rares. L’entrée de cette bodega se fait par les vignes, environ 1km avant d’arriver. Bon, là aussi on a acheté une bouteille… et du jus de raisin pour se donner bonne conscience !
    150$AR dégustation (3 vins et 1 pétillant)
  • Pasraï : une « olivicola » ou ferme oléicole (ou ferme fabricant des produits à base d’olives pour ceux qui n’aurait pas compris), un peu à manger pour éponger toutes nos dégustations œnologiques. On commence par une visite privée (encore une) de la fabrique d’huile d’olive. La guide nous explique tout le processus et la fabrication de l’huile qui est toujours artisanale.
    Visite gratuite si achat de produits de la ferme oléicole, donc évidemment il fallait bien des produits pour accompagner les bouteilles achetées.
  • Giol : nous n’avons pas eu le temps de le faire mais a été recommandé par la guide de l’Enoteca. C’est une ancienne bodega transformée en musée du vin, suite à la faillite des propriétaires.
    200$ l’entrée.

Voilà notre programme de la journée qui était bien chargé car nous n’avons pas pu finir ce qui était prévu (retour obligatoire des vélos avant 18h), mais on a bien profité et surtout bien pédaler (environ 30km ! #molletsenfeu).

Choses faites dans la ville :

  • Plaza Independencia
  • L’Enoteca : musée autour du vin
  • Le parque : un genre de central parc à côté de la ville. On peut monter à pied au mont gloria mais nous nous sommes juste baladé dans jusqu’au bout du parc et autour du lac. On imagine qu’au printemps ça doit être vraiment beau avec tous ces arbres en fleurs, pour notre part, nous n’avons vu que des arbres nus.
  • Manger dans des cantinas végétariennes (sorte de buffet à volonté, mais prix au poids, avec uniquement des recettes végé par contre il nous semble que les végé ne doivent pas manger le soir car pas grand chose n’est ouvert après 20h)
  • Déjeuner au Brod café : manger local c’est bien mais manger européen c’est mieux. (des fois)
  • Acheter une baguette et des chocolatines chez Brillat Savarin. On dit merci aux expat français qui permettent de retrouver un peu de chez nous à des milliers de km. En Argentine, on trouve dans tous les coins de rue des medialunas (sorte de croissant arrêté à mi cuisson pour être recouvert de glucose et remis au four, mais ça n’a que la forme d’un croissant), mais rien de vaut une pâte bien garnie en beurre !!!
  • Se promener au marché central pour acheter des produits frais ou juste admirer les couleurs des étals.

Aux alentours :

Circuit en Haut Montagne. Nous avons choisi de le faire avec une agence (Conocer Mendoza Viajes). Ils viennent nous chercher devant l’appartement et nous y ramène le soir. Départ pour une journée entière au plus près des Andes avec un guide et un chauffeur faisant quelques blagues qui permettent d’en apprendre toujours un peu plus sur l’histoire et la géo de l’Argentine.

On a commencé par le lac artificiel de Potrerillos, il a été créé pour pouvoir gérer la quantité des eaux qui descend des montagnes. Etant donné qu’il n’y a jamais (max 200mm/an) de pluie, l’état a dû trouver une solution pour pouvoir approvisionner la région en eau tout au long de l’année. Mais avec l’environnement qui part en sucette, ce lac n’arrive plus à se remplir comme avant…

Plus à l’ouest, on passe par la Valle de l’Uspallata, ancien passage de l’armée durant l’indépendance face au Chili. Pour arriver au mirador de l’Aconcagua, sommet le plus haut de l’Amérique. Aujourd’hui, toujours en croissance, il doit dépasser les 7000m d’altitude.

Plus tard, on fait un arrêt « comida » ou repas à Las Cuevas, dernier village avant le Chili. Après le repas, on a eu le droit à une dégustation des « meilleurs alfajores du monde » ! Seulement une dizaine de personnes habitent à l’année ici, la plupart, habitent plus bas et montent pour la journée pour accueillir les touristes.

On dit souvent qu’on garde le meilleur pour la fin et bien là on en a eu un exemple. Le guide a fini par nous amener à Punte del Inca, une ancienne source thermale investie par les plus riches, mais détruite par un tremblement de terre. Il reste aujourd’hui une partie, comme entourée par la pierre, considéré comme un joyaux naturel par les locaux. Et ils ont bien raison ! Les couleurs impressionnantes sont dû au souffre pour le jaune, le peroxyde de fer pour le rouge et les algues pour le vert.
D’ailleurs, l’accès au pont est actuellement fermé, mais seuls les locaux peuvent y accéder pour plonger des objets à l’intérieur qu’ils ressortent pétrifiés après quelques jours, dû à la haute concentration en souffre contenu dans l’eau. Ces objets servent de souvenirs à la vente. Le guide nous a conseillé cette méthode pour les belles-mères, je pense qu’il doit avoir un différend avec la sienne !

Voilà une semaine bien remplie à Mendoza !

Pauline et Johann

Cafayate

Amérique latine, Argentine

Noroeste Argentin : région de Salta sud

Du 15 août au 19 août 2019

Quebrada de las Conchas

Pas de mots particuliers pour décrire celle qui nous a le plus subjugués. Avec ses couleurs rouges/ocres, elle nous surprend à chaque courbe de la route.

Cafayate

Ci-après nous allons vous conter comment nous avons cherché un vin égalant un vin français… En vain… Mais bon, pour se consoler, on a trouvé de bons vins tout de même, de bonnes bières artisanales et surtout de quoi les accompagner : du fromage de chèvre, des noix, de la tapenade (avec du VRAI pain : oui oui !).

Connu pour avoir les plus hautes vignes du monde, c’est aussi notre première ville viticole de notre voyage. Mieux vaut tard que jamais.

On ne connait pas encore les codes des bodegas mais on ne tardera pas à le découvrir. En fait, rien de plus simple, on se présente dans les caves et on demande à visiter ou faire une dégustation. Trop facile ! C’est ainsi que nous allons enchaîner quelques bodegas. Pas de logique spéciale pour les visiter ; on est parti du plus près de notre hôtel pour s’en éloigner.

  • Domingo Hermanos. Arrivés à l’ouverture, on attend quelques minutes pour le début de la visite guidée. Une des employés de la bodega nous invite à la suivre derrière la boutique, vers l’usine. Elle nous explique le procédé de la récolte à la fabrication du vin. C’est hyper intéressant, surtout que le processus ne s’arrête pas là. La bodega a aussi une ferme avec des chèvres où ils font du fromage. Quand les pépins et les peaux sont extraites des barriques, une partie revient à la vigne en servant de fertilisant, le reste sert aux chèvres ; cela améliorerait la qualité de leur lait.  A la fin, on a droit à une petite dégustation de vin et mets (du fromage !!! depuis notre départ, il y a plus d’un mois, impossible de trouver du formage qui ne ressemble pas à du chewing-gum.)

Pour la petite histoire :

Dans cette bodega, nous avons rencontrés Juan et Noemi, un couple de retraité en vacances. Une seule phrase en début de visite à donner lieu à une discussion. De là, ils nous ont proposé de les suivre à cette dite ferme de chèvres (cabras de Cafayate, et hop deux fromages dans le sac !). Mais cela ne s’arrête pas là : ils nous ramènent en ville, on partage un maté sur la place centrale. Ne voulant pas se quitter, ils nous proposent d’aller partager quelques empanadas pour le midi. Leur compagnie nous plaît, on en apprend pas mal sur le pays et surtout sur le contexte politique actuel qui est un peu beaucoup tendu. On se sépare finalement pour l’heure de la sieste, nous nous partons à la conquête d’autres bodegas. La sieste est sacrée en Argentine, tous les commerces prennent leurs pauses de 13h à 16h voire de 12h à 17h.

Minute culture :

Depuis quelques jours (le 12 août exactement), le cours du pesos a baissé et cela impacte fortement leur niveau de vie. Il n’a jamais été aussi bas depuis plus de 10 ans. Normalement 1€ = 48 pesos, le 12, il est monté à 67 pesos. Mais depuis, il s’est stabilisé entre 60 et 62 pesos (une baisse de 25-30%). Ils ont déjà subies de fortes inflations durant l’année 2018 donc ça n’a l’air que de quelques pesos mais cela est énorme pour eux. En gros tous les produits importés vont augmenter (prix souvent fixés en dollars) mais le salaire lui reste le même. Les factures « obligatoires » comme le gaz et l’électricité représentent maintenant 25% de leur salaire, sans compter le loyer (50%), l’essence (environ 1 euro le litre) et la nourriture. D’ailleurs les députés argentins ont décrétés l’urgence alimentaire. Bref c’est la crise…
  • Bodega Nanni : Unique bodega bio de la ville. On arrive juste au début de la visite, on se joint au groupe formé dans la pièce où se trouvent les tonneaux. Ici rien n’est ajouté au vin, ils vieillissent sans sulfites.  La dégustation comporte 4 verres : 3 rouges et 1 blanc
  •  El Transito : Dans cette bodega, on fait l’inverse, on commence par la dégustation et ensuite on passe à la visite. On a croisé un groupe qui n’en était pas non plus à sa première bodega ! Dégustations de 4 verres : 3 rouges et 1 blanc.  
  •  El Porvenir : Cette bodega est toute petite donc pas de visite et seulement un verre à déguster mais c’est suffisant avec tout ce qu’on s’est enfilé aujourd’hui : direction l’hôtel pour faire redescendre tout ça et goûter notre fromage !

Et le soir, pour bien terminer la journée sur cette lancée : dégustation du fromage avec des noix et une bouteille de vin achetée à une bodega avant d’arriver à Cafayate.

  • Museo del Vino : un indispensable (pour nous) à faire pour en apprendre sur les vignes de la région de Salta et la fabrication du vin. A la fin du parcours dans le musée, il est possible de déguster un verre dans la cour intérieure.

Pauline (et Johann)

Montagne Colorées et Salinas Grandes

Amérique latine, Argentine

RoadTrip Noroeste Argentin : région de Jujuy

du 10 août au 12 août 2019

Purmamarca

Le premier stop de notre roadtrip et il n’est pas des moindres. On commence cette aventure par le village situé dans les montagnes aux 7 couleurs. Les monts sont colorés de plusieurs couleurs (7 comme son nom l’indique) avec des nuances de jaunes, rouges, bleus, violets et verts. Ça change face à nos Pyrénées qui sont souvent verts. Ici les façades sont vierges de végétations, seuls les cactus s’aventurent à grandir sur ce terrain fertile mais magnifique. Nous prenons donc notre petit déjeuner sur une des collines aux milieux de ces montagnes.

Salinas Grandes

A 50 km de là, les salinas Grandes, au vu de la route lacée, il faudra plus d’une heure et demie pour les atteindre. On arrive en fin de journée et le lieu est presque désert, il ne reste que quelques locaux qui rangent leur stand d’artisanat et deux véhicules de touristes. Ils sont venus jouer avec les perspectives comme nous et le terrain de jeu est vaste. On ne pourra pas faire la visite en voiture sur les salins car le stand a fermé mais on profite d’un maté sur un bloc de sel, admirant le coucher de soleil. Ici, on commence à les collectionner avec quelques levers de soleils et nous assistons à de merveilleux spectacles grâce à ses couleurs chaleureuses.

Humahuaca

Serrania del Horconal, mais plus connue comme la montagne aux 14 couleurs. Situé à 25km de la ville, la route est toujours faite de cailloux et l’accès au mirador est contrôlé par une femme âgée qui fait payer un droit de passage (80$ soit 1,50€). Plus que quelques kilomètres avant d’apercevoir ce chef d’œuvre de la nature.

Sur le retour, nos premiers lamas !!! Arrêt obligatoire pour les prendre en photo de plus près. Ils sont près de la route et ne semblent pas effrayés par les humains, ni la voiture.

Shopping : s’il faut choisir un seul endroit, ce sera celui-là. Recommandé par des locaux, c’est là où il y a les meilleurs prix et pas mal de choix. On en profite pour acheter des souvenirs mais aussi un pull (en laine de lama) chacun car certaines journées sont fraîches et il faut dire que notre garde-robe n’est pas très renouvelée (l’accro du shopping qui est en moi, pleure quelques fois devant les stands ou même devant le peu d’affaires que j’ai pu amener… alors que Johann, lui, a quasiment l’intégralité de sa garde-robe…).

Dans cette région du nord, on trouve aussi à la carte des restaurants des mets à base de lama, que Johann a pu essayer.

Une région qui en met plein les yeux !

Pauline

Tren a las nubes

Amérique latine, Argentine

Noroeste Argentin : région de Salta ouest

Du 21 août au 22 août 2019

Tren a las nubes

J’avais vu des photos de ce train en faisant les préparations et j’avais hâte. Sauf que pour obtenir les billets ce fut tout un combat. On a d’abord essayé de les réserver sur internet mais pour valider le paiement, il nous fallait un numéro de téléphone argentin… Donc l’ultime solution était de revenir à Salta pour acheter directement à la boutique, la veille… Risqué soit dit en passant car le train est souvent complet plusieurs jours avant. Quelle ne fut pas notre joie, quand le vendeur nous dit que deux places viennent d’être annulées et qu’on pourra faire le circuit le lendemain !! Avec nos billets en poche, direction San Anonio de los Cobres où la route suit l’ancien chemin de fer.

Il existe deux possibilités pour faire le train :

  • Départ de Salta en bus pour San Antonio de los Cobres, train des nuages et retour en bus 4500 pesos.
  • Arrivée autonome à SA et train des nuages 2920 pesos.  Celle que nous avons choisie étant donné que nous avions une voiture.

Le trajet en train offre des paysages et des sensations merveilleuses et l’expérience d’une icône. La magie se joue jusqu’au point culminant de 4200m d’altitude pour atteindre le « Viaducto La Polvorilla » : une structure de 223 m de long, 1600 tonnes et une hauteur de 63m, il en fait le 3ème train le plus haut du monde. On traverse une partie de la région de La Puna pendant un peu plus d’une heure, sur le chemin ferroviaire maintenu en état pour le tourisme. Avant 2005, il était possible de faire le parcours en train depuis Salta mais pour des raisons de sécurité (l’entretien des rails est cher), il ont décidé de ne laisser qu’une partie accessible.

Dans chaque wagon, un guide est présent pour donner des explications sur l’histoire du train. Nous avons pu ainsi comprendre que ce chemin de fer a été construit pour faciliter les transports de marchandises entre le Chili et l’Argentine, mais laissé à l’abandon dans les années 70 pour se consacrer au tourisme.

Quebrada del Toro / Cuesta del Obispo

Sur la route de San Antonio de los Cobres, on est obligés de traverser cette Quebrada. Des arrêts sont proposés par le guide du train. On en fera quelques uns, mais aussi beaucoup d’autres tout au long pour admirer les paysages tous plus photogéniques les uns que les autres.

Pauline

Road trip Noroeste Argentine

Amérique latine, Argentine

Du 10 au 24 août 2019

Alors là c’est un pavé qui s’annonce ! 15 jours de vadrouille à bord d’une petite Chevrolet.

Dans d’autres articles, on détaillera certains de nos stops qui nécessitent un peu d’approfondissement. Et surtout pour vous faire voir la montagne de photos qu’on a pu prendre 😄.

Purmamarca

Premier stop de notre roadtrip. Miguel, notre dernier hôte nous a suggéré de prendre les petites routes sinueuses pour y arriver et on bien fait de l’écouter. On traverses les premiers monts, les courbes sont parfois serrées et on met plus de temps mais ça nous met l’eau à la bouche. Après 3h, nous arrivons enfin à Purmamarca. La ville est toute petite, pleine de folklore : des maisons colorées et un grand marché sur la place centrale. Lieu de passage, elle est remplie de touristes (des bus affluent tout au long de la journée) donc nous préférons passer dans les petites rues désertes.
Etant donné qu’il n’est que 15h, nous nous dirigeons directement vers les Salinas Grandes.

Salinas Grandes

C’est un désert de sel à 50km de là. Si vous voulez voir nos œuvres d’art photographiques c’est par ici

La nuit tombée (et le froid avec), on rejoint Purmamarca pour passer la première nuit dans la voiture et quelle vue cela nous offre : la montagne aux 7 couleurs (les détails c’est par là) encerclée d’étoiles et éclairée par la lune.

Le lendemain matin, on fait quelques mètres pour prendre notre petit-dej sur un des points vue donnant sur la montagne. Il fait un peu frais mais cela vaut la peine d’affronter un peu de vent pour admirer la vue.

Tilcara

On devait s’y arrêter pour voir le fort de Pulcara, mais malheureusement il était fermé car c’était jour de vote. Avec la chance qu’on a, il fallait qu’on vienne le seul jour de l’année où il est fermé. Mais bon, on profitera donc d’une balade dans cette petite ville.


On aura la chance de revenir quelques jours plus tard pour découvrir un bar à bières artisanales et un restaurant de produits locaux. Ben quoi, il fallait bien se consoler et surtout revaloriser la ville face à l’échec de la dernière fois : chose faite !

Humahuaca

Non loin de là, on rejoint Humahuaca (Les photos c’est par là) où les rues sont désertes et la plupart des boutiques sont fermées. On comprend alors que les jours de vote, il ne faut pas avoir grande ambition puisque le vote est obligatoire en Argentine. Le lendemain, on prendra la route direction la montagne aux 14 couleurs (pour la voir de plus près, c’est par là). L’après-midi, on reviendra pour faire quelques achats souvenirs (The place to shop !).

Iruya

C’est là le début des embrouilles (et des fous-rires aussi). Ne serait-ce que par l’état de la route : route n’est pas approprié, disons plutôt chemin. 50km de pistes nous attendent, et on doit faire assez vite pour arriver avant la nuit tombée.

2h30 plus tard, on est tout content quand on arrive enfin en haut du village, lorsqu’un homme nous fait signe et par la vitre, nous dit qu’on a un pneu crevé. Un peu désespérés, on redescend quelques mètres jusqu’à un garagiste qu’on avait repéré par hasard (ou peut-être pas). Et là… ce n’est pas un mais DEUX pneus qui sont crevés (rectification : un pneu crevé et un autre qui faisait « psssst » en continu. Ce qui m’a bien fait rire… On n’a quasiment crevé de notre vie et il faut qu’on crève (enfin… Pauline) 2 pneus d’un coup au fin fond de la pampa !. Il est 19h, il y a du brouillard, il fait froid, il fait nuit, quelle m****. On n’a pas envie de galérer et il y a un hôtel juste derrière le garage avec une chambre de libre donc nous ne nous faisons pas prier. Le lendemain, de bonne heure (10h), on doit aller chercher le gomero (garagiste pour pneus) directement chez lui avant de revenir au garage pour nous rafistoler nos pneus. Deux heures plus tard, on est prêt à reprendre la route pour 200km.

La Quiaca

Ville frontalière avec la Bolivie, qui n’a pas grand-chose à offrir au niveau touristique. Cependant, les routes pour y arriver sont belles, et surtout, on croise plein de lamas.

Nous avons tenté d’aller à la Laguna Colorada mais l’hiver, tout est asséché et du coup la lagune est vide… (On a pris un risque car la route était similaire à Iruya). Dommage car l’office de tourisme nous avait vendu les oiseaux, une eau rose…. Ça sera pour une prochaine fois, mais on a quand même vu des lamas !!! Du coup, on se dirige vers Yavi, un petit village avec ses maisons faites en terre. Vous l’aurez compris c’est pas notre coup de cœur du voyage mais c’était à voir quand même.

Cafayate

Les choses intéressantes : notre partie préférée et vous allez vite deviner pourquoi (Alerte Spoiler dans 2 phrases) !! Déjà le chemin pour y aller est fou, on traverse la Quebrada de las Conchas et le paysage est désertique avec des couleurs ocres / rouges qui changent de notre environnement européen. L’attraction touristique, et la nôtre aussi, est la zone viticole : ses bodegas (caves) à visiter et surtout qui proposent des dégustations.

Pour lire les détails de Cafayate cliquer ici

Quilmes

On quitte la région de Salta pour celle de Tucuman, plus au Sud, où les ruines de Quilmes nous ont été recommandées par un couple d’argentins croisés à Cafayate. Quand on voit l’état de la route, on hésite (encore de la route de pierres). Mais avec nos pneus changés, on se le tente (on a dû repasser à Salta pour se faire changer les pneus…). 5km plus tard, on arrive face à une montagne où l’on n’aperçoit que des demi-murs. Il nous faut payer 100$ et l’on peut s’aventurer dans ces ruines. Mais avant, on a la chance de croiser un renard gris, juste devant la voiture.

Il s’agit des ruines d’un peuple indigène qui a dû quitter le village durant la Conquista et certains ont été déportés à Buenos-Aires. Cette agglomération a été reconstruite en partie (seulement la base des murs) afin d’en faire un musée de l’une des plus grosses colonies préhispaniques.

Amaicha del Valle

Petit village à quelques km de Quilmes. La route est belle, ce qui nous permet d’arriver rapidement pour profiter. Mais c’était sans compter que nous sommes dimanche et que tout est fermé… On profite alors d’un peu de temps hors de la voiture, on prend un maté sur une des balancelles de la place principale (avec le « Poussin Piou » en fond) avant de continuer la route vers Tafi del valle.
Le lendemain, nous faisons un arrêt à Amaicha pour faire la route de l’artisanat. Sauf qu’encore une fois, c’est un semi-échec. La ville n’est pas très touristique et du coup les artisans notés sur cette route n’ont rien chez eux et vendent tout à la coopérative et il faudra attendre 17h pour l’ouverture. En attendant, on part donc visiter le musée de la Pachamama (terre mère), en prime : la visite guidée.

Tafi del Valle

La route fut tout autre pour y arriver. Un épais brouillard nous a accompagnés durant les 50 km de route sinueuse. La ville ne nous a pas charmées donc on y passe la nuit et on reviendra vers le nord dès demain. 

Cachi

Après des heures de route (ici tout est proche en distance mais au final avec les routes sinueuses et/ou non goudronnée, on arrive vite à faire minimum 3h de route). Les paysages pour y arriver sont vraiment différents. On commence par une forêt ultra-fournie, presque la jungle ; puis les montagnes habituelles apparaissent, dénudées de végétation. De loin, on dirait du velours tellement elles paraissent lisses. Sur la route, on s’arrête pour acheter des épices cultivés dans les 10km environnants : piments, cumin, safran, herbes en tout genre, ail… Un festival de goût et de couleurs.

Arrivés à Cachi, on se rend à l’office du tourisme pour trouver un hôtel : la nuit s’annonce froide donc on ne prend pas le risque de se congeler dans la voiture. Le long d’une promenade vers le site archéologique (inexistant), faute d’avoir vu quelque chose Johann monte vers le mirador Sud de la ville. Le lendemain, on se rend au mirador Nord pour avoir une vue globale sur la ville mais aussi le mont enneigé (Nevada de Cachi) de la région. Ce sont des neiges éternelles mais au vu du climat chaud et sec, elles seront peut-être disparues dans quelques années (les pluies et neiges se font de plus en plus rares au fil des années). Comme à l’accoutumé, le cimetière est placé au meilleur endroit de la ville : sur la colline du mirador, et son mur d’entrée parait être une façade d’hôtel.

San Antonio de los Cobres / Tren a las nubes

Dernière étape et pas des moindres, je l’attends depuis le début. Pour savoir comment c’était : Cliquer ici.

Salta

Salta : et oui… Retour à Salta un jour plus tôt dans un hôtel très sympa avec jardin dans la cour intérieure . Le road Trip ça fatigue (surtout quand notre matelas n’est autre que le siège de la voiture) et du coup on profite d’avoir un jour pour se poser avant une nouvelle étape ! Nous décidons donc de ne faire que le strict minimum. C’est à dire: mettre à laver le linge (qui en besoin), la voiture (qui est dans un état lamentable), manger des légumes (ce qui est rare dans ce pays), mettre à jour le blog (essayer), prendre du bon temps et GOUTER au Charleston. C’est déjà pas mal !

Comme vous le lisez, on n’a pas toujours eu de la chance durant notre parcours mais cela fait partie du voyage, cela fut compensé par des paysages et rencontres incroyables et surtout une chance de dernière minute pour faire l’attraction que je souhaitais.

Le voyage en bref :

14 jours, plus de 2500km, deux pneus crevés, des centaines de lamas, des montagnes (toutes différentes) à perte de vue, des verres de vin, des fous rires et des étoiles pleins les yeux ! Louer une voiture nous a permis d’avoir plus de liberté que si on avait tout fait en transports en communs. Cela nous a aussi permis de prendre le temps et de choisir au dernier moment où on allait, où on dormait… Bref, c’était top et maintenant retour à notre rythme habituel, demain 10h de bus pour La Rioja, un peu plus au sud du pays.

                Pauline (et Johann)

Salta

Amérique latine, Argentine

Du 7 au 10 juillet 2019 + du 22 au 25 juillet 2019.

Jour 1:

Welcome to Salta !
Une fois atterri, on décide de faire nos privilégiés en allant à l’hébergement en taxi, histoire de nous poser rapidement pour quelques jours avant de débuter le roadtrip dans le nord ouest de l’Argentine.
L’hôte qui nous accueille est sympa, calme avec un petit chien mignon mais très très actif. On apprend que cette année, il va faire un petit tour en Europe (Espagne, France et Italie). Le soir, une chose n’est pas coutume, nous avons fait 2 restos. Non pas pour notre plaisir mais parce que les empanadas dans le premier était… Bof bof, dirons nous. On est allé à la recherche d’autres un peu meilleures, ce fut chose aisée.