Mandalay

Du 22 février au 26 février 2020

Notre premier article sur le Myanmar (Birmanie), mais aussi de l’Asie du Sud Est parce qu’on a enfin changé de continent après 7,5 mois en Amérique Latine. Ceci après un périple de 42h de voyage dont 25h25 de vol… Aucun contrôle de température et heureusement ! Il a fallu 2 jours pour que Pauline puisse être d’aplomb à cause de l’insolation.

La ville

La ville en elle-même n’est pas vraiment attrayante car un voile assez épais la recouvre, c’est la pollution accumulée à la fumée des brûlis qui provoque cela (le fait de brûler des parcelles pour les nettoyer et pouvoir planter de nouveau).

On y trouve cependant quelques bons petits restos locaux et de rue qui nous permettent de découvrir la cuisine Birmane. Et après quasiment 8 mois en Amérique latine, le constat est sans appel, la nourriture est une tuerie… C’est bon, il y a beaucoup de couleurs, de saveurs différentes et ce n’est pas de la friture ! Le paradis pour nos papilles commence, d’autant plus que les personnes que nous avons croisées, nous disent que c’est le pays le moins bon au niveau culinaire de l’Asie, on a hâte de voir la suite….

Nous avons aussi découvert nos premières pagodes ou temples bouddhistes qui sont éparpillés un peu partout dans la ville. Le dépaysement est total, nous regardons des pagodes à l’architecture propre aux bouddhistes avec une multitude de détails, des moulures, des sculptures, des bouddhas minces pour la majorité et un nombre incalculable de dorure. Pour pénétrer sur les lieux, nous devons respecter certaines règles comme : être pieds nus, avoir les genoux couverts et pour les femmes les épaules aussi.

Le premier jour, on s’est aventuré dans une pagode derrière notre hôtel.

Visite en tuktuk

Nous avons eu l’occasion de faire les visites avec un chauffeur de tuk-tuk pour 2 jours afin de visiter la ville puis ses environs pour 20 dollars/jour. C’est un budget, mais on a préféré, le temps de s’acclimater au pays. Surtout que la ville de Mandalay est rempli de deux roues et de véhicules en tout genre, avec un code de la route assez particulier, que nous n’avons pas encore cerné.

Mandalay inside

Monastère Swhe inbin

Construit en 1895 intégralement en teck birman par un marchand marié à une femme d’origine royale.

Marché de jade

Le plus gros marché de Jade du monde. C’est ici que les grossistes vendent aux chinois. On a pu y rentrer pour 2500 Kyatts par personne (1,65€). Une vraie fourmilière où on m’a fait remarquer que la façon de mettre le vêtement traditionnel, le longyi (se prononce londji) une sorte de pagne, était celle des femmes… la différence réside dans le type de nœud. Les hommes font un gros nœud devant alors que les femmes le porte en paréo. Le guide m’a donc montré la technique d’attache.

On en a profité pour acheter deux joncs en jade, négocié à 13€ les deux. En se renseignant sur internet, en France, ils pourraient être vendus plus de 150€ chacun. On a fait une belle affaire, sans le savoir, juste parce que Pauline aimait bien la couleur de la pierre.

Pagode Mahamuni

L’une des plus vénérée du pays, elle abrite une statue de Bouddha Mahamuni (qui signifie grand sage) mesurant 4m de haut et pesant 9,5 tonnes dont 6,5 tonnes de Bronze et 3 tonnes d’Or. Seulement les hommes peuvent s’en approcher…
Nous avons vu d’anciennes statues de bronze provenant du site d’Angkor au Cambodge suite à un conflit.

Ici, la tradition est de venir déposer une feuille d’or sur le Bouddha pour qu’il exhausse votre prière. C’est la raison, pourquoi il y a autant d’or dessus.

Atelier du Marbre

Plusieurs ateliers en enfilade construisant des statues (majoritairement Bouddha) en marbre.

Atelier du bois

L’endroit où se fabrique les statues, marionnettes, sculptures et paravents.

Atelier de la feuille d’or

Un ouvrier est chargé de transformer une barrette de 12 grammes d’or en 4600 feuilles d’or.
Pour ce faire, il utilise un processus artisanal long et fastidieux :
– Durant 30 minutes, alternant 3 minutes de travail et 3 minutes de repos, un ouvrier tape sur un carnet de bambou (type vieil agenda en cuir) où se trouve l’or, avec une énorme masse.
– Cette feuille est ensuite coupée en 4 et le processus recommence.
– La feuille qui a été ré-agrandie est de nouveau coupés en 6.
– Seulement le processus recommence, non pas pour 30 minutes, mais pour 5h…
Elles sont ensuite vendues telles quelles ou une équipe de femmes les mettent sur des statues de Bouddha.

Palais royal

Ancien palais royal entouré d’une rivière et de remparts de 8m de haut. Il a été entièrement déplacé ici sous les ordres du Roi Mindon pour faire de Mandalay sa nouvelle capitale. Il ne reste plus grand chose à l’heure actuelle et quasiment tous les éléments sont désormais des répliques. Presque tout est parti en cendres à cause des bombardements anglais durant la seconde guerre mondiale puisque les bâtiments servaient d’entrepôts aux japonnais.

Monastère Shwe Naw Daw

Shwe Nan Daw est l’unique rescapé du palais royal original.

Pagodes Sandamuni et Kuthodaw

Elles renferment des extraits des livres sacrés bouddhistes gravés sur des stèles, protégés chacun par un petit stupa en forme de cloche installé autour d’un stupa principal doré. Elles sont à quelques mètres l’une de l’autre.

Pagode Kyauktawgyi

Il détient un Bouddha sculpté à partir d’un seul bloc de marbre vert pâle (le gros blanc au milieu). 10 000 à 12 000 hommes durant 13 jours ont était nécessaire pour le transporter jusqu’au temple.

Mountain Hill

Un mont qu’on a grimpé après on ne sait combien d’escaliers. Mais ça ne vaut pas vraiment le coup selon nous, à cause de la pollution qui empêche la vue. De plus; le long du chemin, on retrouve beaucoup d’endroits avec des poubelles, comme on le verra un peu partout dans le pays. On en trouve quand même beaucoup plus qu’en Amérique Latine.

Mandalay outside

Monastère mahagandayon

Ce site est l’un des plus grands du pays et abrite plusieurs milliers de moines. Nous visitons quelques quartiers en libre accès avant d’assister au rassemblement quotidien des moines qui viennent récupérer la nourriture déjà préparée pour faire leur repas journalier unique.
Seul point négatif, c’est la présence d’autant de personnes lors de leur rituel quotidien. Ça nous a mis mal à l’aise les voir être observés, même si c’était enrichissant pour notre culture de voir ce rituel. Donc on est un peu mitigés.

Atelier de tissage avec du fil de lotus

Sagaing, la pagode Soon U Ponya Shin

Il nous a fallu grimper quelques 400 marches pour atteindre cette pagode juchée sur une colline.

Inwa

Presqu’île où nous avons dégusté un curry dans une noix de coco avant de parcourir une pagode et une tour dans laquelle on ne pouvait pas monter sous peine de passer à travers les marches. Le point négatif ici, ce sont les vendeuses qui nous collent littéralement aux basques comme faire la visite des monument avec nous ou nous suivre jusqu’à l’autre.

Pour y aller, on peut prendre une route qui est plus au sud, mais le chauffeur, nous a laissé à l’embarcadère pour que nous prenions une petite barque afin de traverser le fleuve.

Monastère Maha Aungmye Bonzan dans Inwa

U bein bridge

Le pont en bois le plus long du monde avec 1200m de long. Il est constitué de teck et est uniquement piéton.

C’est le spot parfait pour le lever ou le coucher de soleil, mais c’est aussi l’embouteillage des photographes et des ombrelles pour prendre la meilleure photo avec la meilleure vue.

L’imprévu

On ne le savait pas vraiment, mais le chauffeur avait un guide des lieux à nous faire visiter. Il nous a surpris en nous amenant dans deux endroits supplémentaires. On l’en remercie car ils étaient magnifiques et nous paraissant hors des sentiers habituels.

Tilawkaguru Cave Monastery

Petite surprise par notre chauffeur puisque cet endroit n’était pas du tout prévu ! Et c’est vraiment notre endroit préféré des 2 jours de visites. Nous voici dans un monastère semi-enterré ayant sur ses murs des frises de la vie de Bouddha.

Pour pouvoir le visiter, il a été demandé à une personne de venir l’ouvrir car tout est cadenassé pour conserver les muraux à l’intérieur. Les murs sont pains du sol au plafond avec les images représentantes la vie de Bouddha. Cet endroit servait de lieu de méditation pour les moines, il y a donc plusieurs petites pièces réservées à cet effet.

Une dernière pagode pour la route

Juste avant de rentrer, le chauffeur s’arrête pour une dernière pagode et nous fais signe de le suivre alors que le reste de la journée, il nous laissait aux entrées. Nous traversons la cours de la pagode pour arriver juste derrière, et là, on découvre un puit, comme sorti de nulle part. La communication est laborieuse car le chauffeur ne parle pas anglais, mais on comprend qu’il s’agit d’un puit sacré pour les bouddhistes.

Notre première étape dans ce nouveau pays et cette nouvelle culture prend fin où les gens sont d’une gentillesse impressionnante. Nous avons hâte de continuer et de découvrir la suite. Maintenant direction Bagan !