Mexico City

Du 14 février au 20 février 2020

Dernière étape de notre trip au Mexique, mais aussi dernière ville d’Amérique Latine, et pas des moindres : la capitale, avant notre départ pour l’Asie.

Transports : Mexico est réputée pour ne pas être très safe, mais nous avons pris le parti de ne pas faire tous nos trajets en taxis ou Uber.
Durant la journée, on prenait les transports en commun (métro et métrobus principalement), grâce à une carte multi-transports. C’est assez facile de se déplacer et cela ne coûte rien : 5 pesos en métro, 6 pesos en metrobus, 3 pesos le train léger…
La nuit, on a pris que des Uber, les taxis n’étant pas tous surs ou plus chers.

Dans la ville

Le centre historique

C’est par là que nous avons commencé, après une nuit de bus. Nous avions notre appartement vers Bellas Artes (en plein centre) donc il était facile de visiter le centre historique. Nous avons emprunté la rue piétonne qui va du palais des Beaux Arts au zocalo (place centrale). Dans cette rue, on passe par un mini jardin avec de jolies sculptures : « el atrio del templo de San Francisco », juste en face de la « casa de los azulejos ; c’est une maison recouverte de petits carrelage bleus, trop mignon. La rue est jalonnée de magasins en tout genre et de bijouteries spécialisées en or.
Arrivés sur la place centrale, nous faisons face au Palacio National, qui peut se visiter mais qui était malheureusement fermé à cause de manifestations. Nous sommes rentrés dans la cathédrale Metropolitana qui en jette autant de l’intérieur que de l’extérieur. Pour finir dans cette zone, nous avons aperçu le Templo Mayor : des vestiges d’un ancien site aztèque, en plein cœur de Mexico. Nous avons fait le choix de ne pas le visiter et de préférer le site de Teotihuacan, en dehors de la ville.

Par chance, nous avons profité d’un concert en plein air sur la place centrale tout en buvant un clericot, une sorte de sangria pétillante.

Le Palais des Beaux Arts

Aller voir un match de lucha libre à la Arena Mexico

C’était notre premier soir et Jérôme, un copain de Johann habitant à Mexico nous dit que le vendredi, on peut assister aux meilleurs shows de lucha libre. Il est 19:30, le match début dans une heure. On se regarde, on n’a rien prévu, on prend rapidement nos vestes avant de sauter dans un uber. Il ne nous en fallait pas plus pour découvrir ce sport national.

On arrive devant l’aréna, ça grouille de monde, mais il reste encore quelques places. On se retrouve un peu dans le fond, mais on est sens quand même l’ambiance qui monte petit à petit. L’Arena Mexico est l’arène où se passe les plus gros shows et celui-ci est même retransmis en direct à la télé.
L’ambiance monte rapidement après la première lutte. On se prend rapidement au jeu à supporter ou huer untel ou untel.
Le seul point un peu plus négatif c’est que c’est un milieu qui se montre très machiste, homophobe et faisant lutter des personnes de petites tailles dans des costumes de singes… Bof bof… Mais en ayant parlé avec Jérôme, apparemment, ce n’est qu’en apparence, pour le « spectacle » et dans les coulisse cela n’a rien à voir.

Lucha libre de Jérôme

Jerome, alias Gallo Frances est lutteur pro en catégorie intermédiaire pour le moment. Nous partons le suivre pour le voir enfin catcher et voir un peu les coulisses. D’ailleurs, elles sont simples, tout se fait au feeling. On découvre le terrain 1h avant le match, apparemment c’est rare d’avoir une belle arène quand les rencontres se font en dehors de la ville.
Au total, 4 groupes ont lutté pour une durée totale de 2h15. Les 2 premiers étaient des amateurs et l’ambiance était mitigé contrairement aux 2 derniers.

Une des différences avec l’Arena est que c’est un peu sans limite. Pour la dernière lutte, ils ont mis sur le terrain des pare-brises et des néons pour faire un peu plus spectaculaire. Au moins ça fait de l’effet!

Les quartiers de Condesa et Roma

Ce sont les quartiers chics de la capitale. On en a profité pour faire un brunch au  »Breakfast ». Puis comme si on n’avait pas assez mangé, on est parti à la recherche d’une boutique de donuts secrète… De dehors, rien n’y paraît. On est face à la devanture d’un coiffeur ! Mais en s’avançant, on rentre dans une pièce tapissée de grosses fleurs où l’on doit faire sa commande dans le trou d’une porte. Lorsque c’est prêt, on passe par une porte; cachée dans la tapisserie, pour atterrir dans la vitrine du coiffeur. Et c’est derrière le miroir qu’on récupère le graal ! Le nom : the secret donut society…

Pas très loin de là, il y a le parc de Chapultepec avec son château. Nous ne l’avons pas fait mais j’y avait été les fois précédentes et c’était sympa. Mais on en profite d’être dans le quartier pour se balader et digérer dans le Parque Mexico.

Xochimilco

On nous l’a vendu comme la « venise de Mexico » mais pouvant faire la comparaison, il n’y a rien de Venise, à part le fait que nous soyons sur une barque. On arrive tôt, tellement tôt que les bateliers sont en train de laver les « trajineras » (barques) et qu’il n’y a personne. Nous négocions 500 pesos pour une heure de balade contre 700 pesos pour 40 min proposé à la base. Et encore, on sait que l’on a pas bien négocié, mais on n’avait pas trop envie. Au final, on a payé trop cher pour ce que c’était. On a passé un bon moment, mais cette « activité » ne nous semble pas un incontournable de la ville.

Nous n’étions que tous les deux sur le bateau ce qui était plutôt agréable. On a fait 30 min aller et 30 min retour sur une eau plus que trouble et un peu polluée (sympa le petit poisson mort et la capote qui flottent…).

Pour conclure cette activité, Pauline a eu une insolation qui l’a achevé juste avant de prendre l’avion pour l’Asie. Le problème était les contrôles de température à tous les aéroports à cause du coronavirus pour mettre les personnes en quarantaine… On espère pouvoir passer sans souci…🤞🏻 (au final, rien : ouf !)

Transports : nous avons pris un métro jusqu’à « Tasqueña », puis le train léger jusqu’au terminal « Xochimilco ». Tous ces trajets sont faisables avec la carte de transport public de la ville.

Le quartier de Coyoacan

Un quartier qu’on aura juste traversé, mais il est vraiment mignon avec tout plein de maisons coloniales, des rues colorées. C’est le quartier des artistes et il abrite notamment les maisons de Léon Trotzky et Frida Kahlo. C’est cette dernière que nous avons visité. La casa Azul, comme son nom l’indique a les murs extérieurs d’un bleu profond. C’est là qu’à vécu l’artiste peintre mexicaine avec son mari, Diego Riviera.

Aux alentours

Pyramides de Teotihuacan

Réveil à 6h du matin pour être sur place à l’ouverture à 9h, ça pique… mais ça vaut le détour.

Une immense cité pré-colombienne encore bien conservée qui contient plusieurs secteurs en son sein : résidentiel, religieux, administratif (là où les sculptures sont les mieux conservés). Elle date de -200av JC et pouvait abriter jusqu’à 200 000 personnes.

Transports : premièrement, nous avons pris le métro jusqu’à la station « autobuses del Norte », de là, nous avons pris un bus jusqu’à Teotihuacan (avant dernière agence du comptoir 8). Il laisse juste devant l’entrée des ruines.

Le grand départ

Après plus de 7 mois et demi en Amérique latine, c’est le grand départ. Un nouveau saut vers l’inconnu car ici nous connaissons tous les us et coutumes, la langue. Nous sommes à la fois, ravis de partir pour découvrir le continent asiatique mais aussi tristes de quitter celui-ci. Une nouvelle page de notre voyage se tourne, et avec elle, tous les moments que l’on a passé et traversé ensembles qui resteront inoubliables.