Yucatán : l’intérieur des terres, entre ruines et cenotes…

Janvier 2020

Depuis Tulum, nous avons pris la route vers l’intérieur des terres. C’est parti pour visiter plus de ruines mayas et des villages.

Attention : risque d’overdose de photos de ruines par ici !

Pour le Road Trip en entier c’est par là, on détaille aussi les prix des sites / cenotes / activités.

Coba

Les ruines

Situé entre Tulum et Valladolid, nous sommes partis tôt le matin pour être les premiers sur le site (80 pesos). Nous n’étions pas nombreux et tant mieux. On a la possibilité de faire à pieds ou à vélo (60 pesos), on a choisi à pieds car le site n’est pas si grand que ça.

On a grimpé la pyramide la plus haute du Yucatan ! 42 m d’ascension assez pentue, mais pour avoir une vue de folie. On peut admirer la jungle à perte de vue.

Particularité : seulement 3 structures sont visibles sur ce site sur les 6000 estimées par les chercheurs. Elles seraient perdues dans cette jungle.

Les cenotes

Cenote Choo Ha – Coba : 100 pesos (il y en a deux autres à côtés qui sont au même prix). La route pour y aller est un peu cabossée mais pas longue pour arriver jusqu’au premier cenote Choo Ha. Celui là est complètement souterrain. Encore une fois, pendant quelques temps, nous avons le cenote pour nous seuls. L’eau est translucide et quelques poissons chats nagent autour de nous.
Même si le soleil n’entre pas dans cette grotte, la température est agréable et l’eau un peu fraîche.

Valladolid

La ville

Connue pour son architecture coloniale et ses couleurs vives, je me rappelais d’une ville paisible où l’on se perd dans ses ruelles colorées.

Tous les jours, à 17h, depuis la place centrale, il y a un free walking tour. Il y en a un aussi à 19h, qui finit avec un spectacle de jeu de lumière sur la façade du couvent.

Dans cette ville, on peut observer beaucoup d’éléments de syncrétisme, entre la religion chrétienne et les croyances Mayas. Les espagnols ont réussi à convertir une majorité de personnes grâce à ce système, parce qu’ils se sont peut-être dit que tuer les gens n’étaient pas le meilleur moyen de faire croire à leur dieu unique: laisser de la place aux croyances mayas tout en les liant aux croyances chrétiennes, sous l’influence des Jésuites pour la plupart. Dans cet élan de convertir les Mayas, les conquistadors ont brûlé les livres Mayas qui renfermaient les origines des Mayas, leur science… (Vive l’ouverture et le respect mutuel). Il n’en reste que 3 aujourd’hui, conservés en Allemagne, en Espagne et en France.
Au cours de notre balade, le guide nous arrête dans une boutique où l’on va goûter le Xtabetun : un alcool traditionnel maya, un peu fort quand même.

Les cenotes

Autour de Valladolid, il y en a plein où l’on peut facilement aller passer la journée. Nous ne les avons pas fait, on s’est concentré sur celui du centre ville. Oui oui, un cenote dans la ville, Zaci. Pour 30 pesos, on entre dans cette grotte semi-ouverte qui révèle une eau translucide mais plutôt sombre qui laisse transparaître une certaine profondeur.

Les ruines de Chichen Itza

Une des 7 nouvelles merveilles du monde et notre 3ème dans notre tour du monde.

Un peu d’histoire

Chichen Itza était l’un des plus important centre religieux pour les Mayas. Il est aujourd’hui l’un des mieux conservés, construit entre 1050 et 1200.

Quand on rentre sur le site, on aperçoit de suite El Castillo (le château), nom donné par les Espagnols à sa découverte.
Phénomène assez impressionnant : cette pyramide a 4 facesp et au milieu de chacune, on observe un orifice (porte) en son sommet. Si l’on se place en face et que l’on frappe des mains, cela renvoie un écho. Les Mayas étaient particulièrement avancés en sciences et en construction, en lien avec le soleil. Lors des équinoxes d’automne et de printemps, grâce à des jeux de lumière, on peut avoir l’impression de voir le Dieu Kukulkan s’animer : représenté par un serpent à plume le long des escaliers.
D’ailleurs, plus loin, on peut trouver el Caracol, un centre d’étude de l’astrologie. Il confirme le caractère avancé de leurs recherches, considérées comme avant-gardistes.

Le terrain de pelotes : le plus grand du Mexique selon les archéologues. Lors de grandes fêtes, deux équipes s’affrontaient et le capitaine de l’équipe perdante était décapité par le gagnant… ça donne envie de jouer. Ils jouaient avec une balle en caoutchouc qu’ils devaient mettre dans un « panier » placé sur les côté du terrain.

Le cenote Ik Kil : celui-ci était sacré et les Mayas jetaient de l’or, des pierres précieuses mais aussi des corps, surtout des jeunes garçons en sacrifice.

Trucs et astuces

Deux entrées sont possibles :
– l’entrée principale (parking 80 pesos)
– l’entrée par les complexes hôteliers (depuis Valladolid, avant les ruines) (parking 150 pesos)
Dans les deux cas, l’entrée coûte 486 pesos : 411 pesos qui correspond au tarif culturel et 75 pesos qui sont fixés par l’INHA. + 45 pesos d’utilisation d’un appareil photo (mais s’il est laissé dans le sac, ils ne demandent rien)

Nous nous y sommes rendus dès 8h à l’ouverture. Mais il y avait déjà quelques personnes faisant la queue devant le guichet. Nous y sommes restés 4h pour tout découvrir.

Point noir de ces ruines : elles sont magnifiques mais la quantité de vendeurs « entache » la beauté des monuments. Ils sont assez envahissant et sollicitant dès qu’une personne passe devant eux. L’arrivée à 8h nous a permis d’éviter de trop les côtoyer car ils s’installaient, mais aussi de ne pas voir trop de groupes de touristes. A notre sortie vers 12h, le parking était rempli de bus et la queue faisait plus de 15m de long, on n’imagine pas l’attente.

Izamal, la ville jaune

Au détour d’une route, on se retrouve dans un petit village avec des banderoles partout dans les rues. On décide de s’arrêter quelques minutes et on découvre une fête en préparation avec des manèges datant des années … Euh, trop vieux pour qu’on y soit monté dedans un jour.
On fait la rencontre d’un homme qui construit l’arène pour les jeux du week-end. Il est super heureux de pouvoir expliquer ce qui fait la fierté du village : la construction d’une arène en bois et palmier, construite uniquement pour les 10 jours de fêtes. Chaque année, les hommes du village se rassemblent et se relient pour participer à cet événement.

On arrive enfin à Izamal en début d’après midi, un village solaire. Et pour cause, la plupart des murs sont peints en jaune.
Nous avons visité le Couvent de San Antonio où l’on peut se balader entre les arcades avant de se perdre dans les ruelles du village. Après, on part à la recherche des ruines en plein centre. En effet, ce village a été construit sur les ruines d’une ancienne cité Maya et surtout, en utilisant une partie des pierres pour faire les maisons. On s’apercevra que d’autres villes ont fait la même chose, comme Mérida.

Petit récap :


3 réflexions sur “Yucatán : l’intérieur des terres, entre ruines et cenotes…

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