Zona Cafetera

Du 3 janvier au 7 janvier 2020

On s’est enfoncé un peu plus dans l’intérieur du pays pour découvrir la  »zona cafetera », une région propice à la culture du café. On a commencé par Jardin, à deux heures de Medellín, puis Salento. Et là, le parcours pour y arriver c’est une autre histoire, qu’on vous raconte plus loin dans l’article.

On espère que vous aimez la lecture et le café car ici vous allez trouver plein d’infos sur l’origine de cette boisson. (et beaucoup de photos !!)

Jardín

Deux jours entiers dans ce petit village coloré, où l’on voit passer quelques cowboys sur leurs chevaux ou de nombreuses personnes avec leur chapeau vissé sur la tête.
On a commencé par s’ancrer dans leurs traditions et prendre le petit dej et surtout le café en terrasse. De là ils observent les gens passer. On a préféré passer notre tour et s’aventurer dans la forêt a proximité, vers la cascade de l’Amour. Quelques km plus loin, on arrive à la Garrucha, un téléphérique artisanal dont les locaux sont fiers. Il a été créé comme une alternative aux transports pour passer au dessus de la rivière en seulement trois minutes. C’est devenu une attraction touristique, ce qui permet de générer de l’argent pour l’entretenir.

On ne peux pas aller à Jardin sans passer par  »los dulces de Jardín », un café boutique où l’on trouve toute sorte de gourmandise de la région. On s’est laissé tenté par un yaourt maison et des petits gâteaux au beurre, mais on peut aussi manger des arequipes (dulce de leche) à plusieurs goûts, des pâtes de fruits, du miel, du vin de mûre…

S’élever dans les airs

Le lendemain, on a pris de l’altitude avec une sortie en parapente. Une première pour tous les deux, c’était l’occasion de fêter nos 6 mois de voyage. Un moment agréable au dessus de la ville où on peut profiter du panorama sur la vallée bien verte.

On continue les activités à sensations avec le Canopy, de la tyrolienne pour relier un flanc de colline. On grimpe un peu pour reprendre une autre tyrolienne et revenir à notre point de départ.

La finca de Don Diego

On a eu le contact par une serveuse dans un resto où on mangeait. On discutait et elle nous a donné le numéro d’une de ses copines. On s’est dit que ça devait être pas mal et après avoir cherché son Instagram, on l’a contacté. Le lendemain, on s’attendait sur la place principale pour aller ensemble à la finca, à 20 min à pieds. Carolina a commencé à nous raconter un peu l’histoire de la ferme, ils ne font les visites que depuis mars 2019. C’est donc une fois arrivés que nous avons rencontré Don Diego, son père et le dueño (gérant) de l’exploitation.

La ferme de Don Diego est bio, il n’utilise aucun pesticide car selon lui, quand le café est brûlé, ça se sent. Ils mettent des « trampas » (pièges) pour les insectes (principalement la broca) un peu comme celui pour les guêpes avec une eau sucrée. Tous les 20 jours, ils doivent vérifier les grains mangés, car il peut y avoir plus de 30 larves à l’intérieur et s’éprendre sur l’arbre. Les insectes mettent les larves dans le grain et plus il fait chaud et plus il y en a.

Quelques infos sur la Finca de Don Diego :

  • Don Diego fait les plans lui même après avoir sélectionner des graines à semer. Il y a plusieurs étapes avant de planter l’arbre vers ses 5 mois. Il faut attendre 15 mois pour ramasser le café.
  • Au bout de 8/9 ans, ils les coupent. pour renouveler la production et cela permet aussi de garder un arbre à une certaine taille.
  • Le plátano (bananier) fait de l’ombre et permet d’irriguer les plantations autour.
  • Don Diego s’est affilié a une coopérative qui revend le café à de grosses entreprises comme Nespresso (pour la plus connue), il est contrôlé et certifié bio.
  • Pour avoir 125kg de café sec, il faut récolter 650kg de café
  • On a découvert un fruit : la Maracuba, de la fleur Pasiflora. Un fruit que l’on ne trouve pas dans le commerce/marché, c’est une sorte de fruit de la passion mais en plus doux.
  • Après la récolte, ils utilisent la depulpadora pour la séparation du grain de la coque/pulpe. La pulpe sert au compost. Les grains ramassés le matin, sont laissés jusqu’au lendemain pour fermenter une nuit, Ensuite, ils sont lavés, les mauvais grains flottent et les bons tombent au fond.
  • Le mauvais se vend aussi, c’est la 3 ème classe: un café de moins bonne qualité, n’est pas pour exporter. La 2ème classe se vend 4000 cop/kg et enfin, le meilleur est la première classe. 8000cop la vente pour le kg, comme Nespresso.

Suite à la visite, nous avons eu droit à la dégustation de café honey : café non lavé. Quand la miel sort un peu, il le met a sécher. On a découvert ce type de café qui est vraiment délicieux.
Au final, la visite aura duré 4h pour nous, nous étions avec une famille de Colombiens qui aimaient bien discuter. Cette immersion dans la finca était exceptionnelle, on avait l’impression de visiter la ferme d’un oncle qui nous explique tout ce qu’il fait ! Un vrai coup de cœur.

Salento

Le chemin pour y arriver

Alors là, on ne s’y attendait pas… On avait croisé de gros camions colorés dans les rues de Jardin mais on était loin de penser que ça allait être notre moyen de transport
Seuls deux bus partent par jour : 8h ou 12h. Nous avons choisi le premier pour avoir le temps de faire tout le trajet dans la journée. En effet, il faut prendre 2 voire 3 bus quand on a pas de chance pour aller jusqu’à Salento : Jardin – Rio Sucio – Salento ou Jardin – Rio Sucio – Pereira – Salento. Nous avons eu de la chance car après 5h30 de route sinueuse (et avec des milliers de trous), nous étions assez nombreux à aller à Salento donc ils ont préparer un bus direct pour nous.
Le camion-bus que nous avons pris s’appelle « chiva » et ils sont de plus en plus rares dans la Colombie. Il est très large et très coloré, à l’intérieur comme à l’extérieur. On est plongé dans le transport local, avec la musique locale à fond pendant tout le trajet et serrés à 7 sur un banc de bois. C’était épique et bien drôle !

Vallée de Cocora

A vingt minutes en Jeep (assez de temps pour décoiffer Johann, debout sur le marché pieds) depuis Salento, nous arrivons dans une vallée verdoyante et prêts pour une bonne rando ! La rando fait une boucle et si on la fait entière, on paye a l’entrée et à la sortie car on passe sur deux propriétés privées (2×1,10€).
On commence par les champs de palmiers à cire et ça s’annonce compliqué : une pente raide est face à nous. On monte 150m sur 500m… Heureusement, la suite est différente ; on arrive sur un plateau où cela monte progressivement.

Notre stop du midi : la maison des colibris, une zone protégée où des colibris ont élus domicile. Ils viennent s’abreuver et nider dans les environs. L’entrée coûte 5000cop (1,35€) mais inclus une boisson et sert à l’entretien des ponts (que nous verrons dans la deuxième partie du chemin). On passe un moment dans ce lieu où l’on peut profiter pour approcher ces petits oiseaux en totale liberté et les photographier de très près.

Pour revenir au point de départ, le reste de la boucle est plat ou en descente. Mais il y a quand même une petite difficulté : une série de ponts suspendus au dessus d’une rivière. Certains sont en bons état et d’autres sont branlants et manquent de lâcher si l’on passe à plus d’un dessus.

Il est possible de faire une partie de la randonnée à cheval. Une activité qui ne nous tente pas trop, surtout au vu de l’état physique de l’animal. Les chevaux sont rachitiques et portent souvent les touristes avec un peu (beaucoup) d’embonpoint. On ne comprends pas trop cette pratique où il est infligé au cheval, une charge plus lourde que ce qu’il est censé porté. Bref, c’était le petit point exploitation animale du jour…

Mention spéciale pour les petits colibris qu’on à vu durant notre balade !

Zona cafetera – Don Elías

Salento est riche d’exploitations cafetières dans ses environs. Plusieurs se font à pieds depuis le centre du village. Nous avons choisi la finca de Don Elías car recommandée par le Routard et plein de voyageurs que nous avons croisé. Et en effet, 80% des visiteurs de cette ferme sont français.
Après plus de 30 ans de finca, il y a 12 ans, la famille a décidé d’ouvrir aux visites.

Quelques infos en vrac sur notre visite :

  • La Colombie produit majoritairement de l’arabica
  • 80% des Colombiens boit le café sucré ou lait, alors qu’en Europe : sans sucre, ni lait
  • La ferme est  »Organica », c’est à dire sans produits chimiques. Même s’il y a un insecte qu’ils craignent : la broca qui affecte le café. Ils le contrôlent avec des plantes amères (tabaco) ou picantes (aji, cebolla, gingembre, ajo) : ils font un jus fermenté avec eau pendant une semaine, avant d’asperger la plante.
  • A partir de 3 ans, la plante produit du café tout l’année, mais deux grosses récoltes se font par an : avril /mai/début juin et octobre/Nov/début décembre.
  • Dans la nature, l’arbre à café peut vivre jusqu’à 80/100 ans et mesurer jusqu’à 12m. Les fincas les coupent, le temps de vie dépend de l’exploitation et du gérant. Environ 24ans selon Don Elias.
  • Les bananiers sont plantés au milieu des cafetiers car ils retiennent l’eau et permettent d’irriguer le café; donnent de l’ombre, stabilisent le ph du sol (le café est moins acide).
  • Processus après la récolte : la despulpadora (pele le café, enlève la coque), la fermentación 10/12 h (pour qu’il soit lavable et que le miel s’en aille et l’amande absorbe le sucre) ; le lavage (les mauvais flottent et le meilleur café reste au fond des récipients) et séchage à l’air, sous bâche (c’est sec en fonction de la couleur et de la texture, plus c’est vert clair plus c’est sec.).
  • Leur manière de travailler est toujours artisanale.
  • Ils vendent le café sec et non toasté car avec le bateau le café moulu perd saveurs et propriétés. Le café toasté conserve ses propriétés sur 4 mois, (temps optimum) jusqu’à un an.
  • Les pays ont appris a toasté.
  • Ils exportent a leur manière, les touristes achètent et amènent. Ne vendent pas a de grandes entreprises.
  • Toast , un kilo, 30/40 min, sinon se brûle. : La couleur et l’odeur. Si trop : amargo moins de caféine, pas assez acide.
  • Café tostado conserva ses propriétés sur 4 mois, (temps optimum) jusqu’à un an

Une seconde finca visitée, et complémentaire avec celle de Jardin.

On refait un petit tour dans le village avant de partir vers Bogota, notre dernière destination de la Colombie. On profite de ces portes et encadrements colorés.

Budget pour 28jours

Nous nous en sommes tirés à 31€/pers/jour, mais il est possible de faire moins car y étant durant les périodes de fêtes, on s’est fait plaisir sur quelques hébergement et quelques repas. On est hors de notre budget dans ce pays (28€/jour/pers) mais comptant les fêtes de fin d’année, on s’en tire plutôt bien pour notre budget total TDM.

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