Carthagène des Indes

Amérique latine, Colombie, Voyage

Du 26 au 29 décembre 2019

Cette ville a été un réel coup de cœur, On ne s’y attendait pas du tout, on avait lu des commentaires mitigés : soit tu aimes soit tu trouves trop touristiques. Au final, on a découvert une ville certes remplie de vacanciers mais au charme particulier. En plus, on tombe en pleines vacances des Colombiens qui viennent passer les fêtes sur la côte Caraïbes.

Beaucoup de photos dans cet article : pardon mais c’est trop beau !

Par contre, nos visites se sont limitées aux quartier Gestsemani et le quartier historique. On sait que ce n’est pas grand chose face cette ville, mais nous avons pu tout faire à pieds.

Getsemani

Un quartier choisi au hasard et au final, on se retrouve à quelques mètres de la place centrale.

Un quartier, situé hors de la ville fortifiée de Carthagène, avec une histoire forte. Fortement peuplé d’esclaves à l’époque coloniale, aujourd’hui, il est devenu un quartier tendance. Contrairement au centre historique, les habitants n’ont jamais voulu céder leurs maisons aux promoteurs immobiliers : on est alors plongé dans une ambiance particulière avec des ruelles animées et vivantes. Le soir, la place de la Trinidad est conviviale et festive avec des vendeurs, des restaurants de rue, de la musique.
On s’est baladé plusieurs fois dans les ruelles pour pouvoir admirer le street art qu’elles peuvent offrir. Et ça sera incontestablement notre quartier préféré, pour son style et son ambiance.

San Felipe

On a testé le resto Stepping Stone qu’on vous conseille. Mon côté éducatrice ressort dès qu’on parle de projets sociaux. Un resto qui accueille des personnes sorties des circuits pour les former et leur permettre d’avoir une insertion sociale à long terme. Les personnes accueillies font un stage d’un an durant lequel les employées apprennent à faire le service, des notions d’anglais, des notions de nutrition, de l’éducation sexuelle… Un projet vraiment intéressant qui promeut un nouvel élan pour des jeunes ayant eu de mauvais départs, débuté en 2017.

Pas très loin, on peut trouver le château San Felipe qui doit être vraiment beau de l’intérieur. Sauf que cette fois, on s’est découragé par la queue longue de plusieurs mètres (45 min d’attente selon le vigile), donc ça sera surement une visite pour une autre fois.

Centre historique

Première ville d’Amérique latine, colonisée par les Espagnols de haut rang pensant être en Inde. D’où le nom de Carthagène des Indes. Le centre a longtemps été un lieu stratégique de trafic d’or, d’émeraudes et d’esclaves, à l’époque coloniale. A l’époque, entouré entièrement de murailles afin de la protéger des pirates attirés par ses richesses.

On a visité les Bovedas, d’anciennes cellules de prison transformées en boutiques d’artisanat.

On a vu de jolis couchers de soleil depuis les murailles, le plus connu, au café del Mar, mais c’est pas donné.

Dans les rues, les palenqueras sont partout. Ces femmes d’origine africaine portent fièrement leurs racines, et leur descendance des esclaves libres à force de ténacité et de lutte. A présent, elles posent en échange de quelques pesos avec leurs robes colorées et leurs paniers de fruits sur la tête.
Elles sont issues de la ville de San Basilio de Palenque, la première ville sans esclave d’Amérique.
Cela rajoute de la vie, dans une ville déjà haute en couleurs et où l’esclavage a laissé des traces.

Quand on passe la muraille, on passe par la « puerta del Reloj » et en face, on trouve le paseo de los dulces : des stands de gourmandises locales sous les arcs.

Une petite information sur les portes du centre ville : sur certaines, on peut apercevoir des chevrons fixé et des têtes d’animaux fixées. Elles représentent le rang social des propriétaires. Par exemple, la tête de lion fait référence aux militaires, le poisson aux pécheurs, grenouille les familles de militaires. Pour les chevrons, plus il y en a, plus la famille dispose de ressources.

Il est aussi possible d’aller admirer les spectacles de danses traditionnelles qui se succèdent sur la place Parque de Bolivar. Plusieurs groupes proposent des danses de 17h à 21h tous les jours. C’est assez agréable de finir sa journée sur une note de salsa.

Pour nous, c’est fini la côte Caribéenne pendant quelques temps. On prend un bus de nuit pour s’enfoncer dans les terres et rejoindre Medellin pour le Nouvel An.

Pauline et Johann

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