Iquitos, un séjour au cœur de l’Amazonie

Du 7 au 13 Décembre 2019

Température dans l’avion 18°C, température à Iquitos 30 degrés et plus de 80% d’humidité! Bienvenue en Amazonie!!! C’est la première fois que nous allons dans cette forêt mythique et incroyable qu’est la jungle Amazonienne ! On a hâte de découvrir les animaux dans leur milieu naturel, les cultures et les paysages de cette endroit unique sur le globe !

A l’arrivée, un chauffeur de tuk-tuk de 60 ans environ nous attend avec une magnifique pancarte pour nous amener à l’hôtel. Il nous fera le chemin, en mode Sébastien Loeb, dépassant tout sorte de véhicules.

Grâce aux conseils d’Erwan, un français rencontré au Brésil, nous choisissons de faire notre expédition avec Cristobal Hitler! (C’est vraiment son prénom… Autant vous dire que ça fait bizarre!) Le but de ce tour n’est pas de voir des animaux enfermés en cage. On n’est pas fan de zoo et encore moins des attractions avec les animaux : source de souffrance et de maltraitance. Le but de cette excursion est d’aller à leur rencontre dans la nature, dans des centres de soins ou simplement en apprendre plus sur leur manière de vivre dans la jungle.

A l’hôtel, les indications du séjour sont très précises : « Vous allez voir sur place avec les guides pour savoir ce que vous allez faire. » De quoi rassurer Pauline. D’autant que j’ai insisté pour faire 4 jours /3 nuits. Donc à ce moment là, elle me déteste. Heureusement qu’il nous a dit qu’il y allait avoir 3 femmes en plus avec nous : Paula, Marina et Adela.

Expédition Amazonienne

Jour 1 :

Départ 9h de l’hôtel avec notre pilote jusqu’au port, où l’on prend une barque à moteur sur l’Amazone, pour environ 1h de trajet pour rejoindre la première réserve. C’est un peu une déception car nous avions l’impression d’être dans un zoo… Le seul point « positif », c’est qu’on aura pu voir des paiches, le poisson le plus gros de l’Amazone, il peut mesurer jusqu’à 3m de long et est un vrai aspirateur. Il ouvre grand la bouche et tout ce qui est autour s’y engouffre. Nous repartons de là direction le campement où nous logerons avec la famille de Cristobal.

L’après-midi nous allons sur l’île aux singes. Cette fois nous tombons sur une véritable réserve qui recueille des animaux maltraités, destinés au marché noir ! Les nouveaux arrivants sont en cage par mesure de quarantaine et pour faire les vaccins anti-rage. Au bout de 40 jours, ils retrouvent leur liberté et certains sont vraiment très curieux ! Personne ne les force à venir sur les humains, certains viennent, d’autres non, chacun fait comme il veut. Je tombe sur un singe qui décide de faire toute la balade dans la réserve sur mes épaules et ma tête avant de finir par une cession balançoire. La majorité, sont encore des bébés, ils ont moins de 3 ans et se sentent rassurés sur les épaules d’un humain ou d’un signe plus grand : ils voient ce qui les entourent et sentent la chaleur du corps, comme cela devrait être avec leur maman.

Au cours du trajet retour, nous nous arrêtons en plein milieu d’une branche de l’Amazone où notre guide nous dit qu’on peut se baigner. Ni une ni deux je saute à l’eau, même si elle est trouble et qu’on ne voit même pas les doigts si l’on met la main ! Et elle est vraiment à une température idéale ! Pauline quant à elle, prend des photos depuis la barque.

Le soir, place au repas avec Alfredo, un perroquet demandant tout le temps à manger avec une méthode bien à lui : pousser un énorme cri. Il sait dire par moment  »hola » et  »Alfredo » mais c’est en fonction de son humeur.

Une petite précision, en un jour Pauline totalise 130 piqûres de moustiques rien que sur les jambes ! Tout ça, même avec de l’anti-moustique classique au DEET… Les 4 jours vont promettre ! Là, elle me déteste vraiment car je ne suis quasiment pas piqué !

Jour 2

Nous prenons la barque pour 1h de trajet afin d’aller voir encore une réserve d’animaux rescapés : singes, toucan, perroquet, chiens, tortue, Anaconda… Un petit chiot a élu domicile dans mes bras, un singe sur mes épaules, et ce, même quand j’ai touché l’anaconda. Mais au final, le singe a préféré les bras de Pauline. Les employés font le maximum pour que les animaux retrouvent une vie sauvage, ils les soignent puis les relâchent au moment venu. Par exemple, pour les perroquets : ils sont ramenés par la police du marché noir avec les ailes coupés ou des plumes arrachées ; les soigneurs attendent que les ailes repoussent et les oiseaux s’envolent dès qu’ils sont prêts. Pour les singes, étant généralement bébés, ils restent jusqu’à ce qu’ils se sentent capables de se débrouiller seuls, et ne ressentent plus le besoin d’être proche d’un adulte.

Sur la route du retour nous partons à la recherche de dauphins rose et gris. La recherche fut fructueuse ! Malheureusement, les dauphins sont trop rapides pour prendre des photos. Mais on a pris le temps de se rebaigner dans l’Amazone, en sachant cette fois-ci, qu’il y a sûrement la présence d’anacondas au fond…

Durant la pause déjeuner nous n’avons jamais été aussi contents qu’il pleuve… Ça fait baisser la température et rafraîchit l’air ! Il faut savoir que l’on transpire même en ne faisant rien alors imaginez quand on marche ne serait ce que 50m.

En parlant de marche, en fin de journée nous partons faire une petite expédition de 1h30-2h en plein cœur de la jungle ! Nous chaussons nos bottes et après 1h de bateau nous débarquons au milieu de nulle part pour faire une petite balade avec nos lampes torches car les 3/4 de la visite s’effectue la nuit. Nous croisons une flore magnifique ainsi que plusieurs animaux : escargot, grenouille, araignée d’eau (venimeuse), tarentule (non-venimeuse). Nous avons également marché dans des petits lacs formés d’une eau trouble et sombre mélangée aux branches, à la terre et au vu de l’odeur, peut être même des excréments… Au moment où l’eau est à hauteur de nombril, le guide nous dit qu’il y a peut être des Caïmans et Anaconda, nous voilà totalement rassurés ! Et c’est sur cette note que nous finissons notre balade nocturne !

Jour 3

Programme du matin : pêche ! Ce n’est pas notre passe temps favori mais bon on va s’essayer à cette activité pour essayer de pêcher des poissons chats ou des piranhas! La plupart des poissons arrive à manger la viande sur l’hameçon sans le mordre! De plus, c’est leur principale source de nourriture dans l’Amazonie. En général, ce sont les hommes qui partent plusieurs heures par jour à la pêche.

Cette après midi, c’est reparti pour une balade en forêt!! Pour nous y rendre, quoi de mieux qu’une barque qui prend l’eau ? Dans la jungle cette fois-ci, pas de tarentule mais on découvre quelques plantes médicinales et on goûte l’écorce d’un arbre qui sert à soigner les diarrhées par exemple.
Surtout le meilleur de cette sortie a été d’apercevoir un paresseux : la boule de poil tachée, que l’on voit sur la première photo. Bon, on est d’accord, il est loin, merci le zoom du reflex ! Mais il est tellement mignon ! On l’a vu descendre d’une branche pour se caler et se préparer à dormir.

Jour 4

Pour notre dernier jour, nous allons dans un village où une partie du travail peut se faire encore à l’ancienne avec un marteau / pilon (pour transformer 5 kg de riz brut en 2 kg propre en 45 min au lieu de 10-20 min pour 15-20kg avec les machines), 2 machines pour broyer la canne à sucre et en extraire le jus (une efficace et une où la moitié fini par terre.) Nous avons ensuite dégusté le jus de canne à sucre fait par nos soins grâce aux machines anciennes et les alcools locaux qui sont le fruit de fermentation de miel, jus de canne à sucre et bois ou fruit.

Ce village est doté d’un système d’eau filtré desservant un seul robinet dans le village et uniquement disponible de 6-7h du matin et de 17-18h le soir. Mais les habitants ont accès à l’eau courante non potable dans chaque habitation, ce qui est un luxe en comparaison des autres villages. Les petits villages ont des réservoirs à eau de pluie qu’ils font bouillir pour être consommable, ou alors ils achètent de grosses bouteilles de 10-20l d’eau à Iquitos.

Ensuite, nous retrouvons une dernière fois le campement et ses hamacs avant de repartir pour 2h30 de bateau pour rejoindre Iquitos.

Nous ne regrettons absolument pas ce séjour ! Mis à part les moustiques, toujours plus résistant, car Pauline totalise environ 256 piqûres sur ses jambes… Nous avons vu des choses magnifiques et appris sur leur culture.

Iquitos

Ville en plein cœur de l’Amazonie sauf que, cette ville est impressionnante de part sa saleté et l’odeur des gaz d’échappement. Il est difficile de croire qu’on puisse trouver ce type de vie et de ville à seulement quelques km de réserves naturelles et de la jungle.
Nous avons tenté le marché de Belén… Au delà de la vue, il y a aussi une odeur d’égouts, de détritus mélangée aux excréments, viandes/poissons parfois en putréfaction (des vautours rôdent en permanence et sont perchés sur les toits du marché)… Nous avions envie de fuir ! L’état de l’Amazone aux abords d’Iquitos est dans le même état que la ville, multitudes de plastiques et de polystyrènes dans l’eau mélangés aux carburants des bateaux… Bref, vous l’aurez compris, c’est loin d’être notre coup de cœur voire une déception.

Après 48 jours au Pérou, il est temps de rejoindre la Colombie pour environ 1 mois en commençant, par la ville de Leticia. Pour ce faire, nous prenons un speed boat à 5h du matin pour environ 12h de trajet en compagnie de Paula. Plus cher et plus rapide que le slow-boat mais aussi beaucoup plus sûr ! Selon les locaux, les bateaux lents sont dangereux pour eux aussi (vol et/ou agression) !

Leticia

Pour arriver en Colombie, le bateau traverse le croisement des 3 frontières se faisant sur l’Amazone : Pérou, Brésil et Colombie. En fait, on débarque à Santa Rosa, une île au Pérou. De là, des gens attendent pour nous faire passer au Brésil avec leur barque et nous amener directement au poste de frontière. Heureusement, le poste de contrôle permet de faire le tampon de sortie du Pérou et celui d’entrée en Colombie.

Changement de décor et d’ambiance pour notre arrivée. C’est une ville plutôt calme où les gens ne roulent pas comme des tarés !
On arrive un WE, donc il y a plus d’animations de la semaine, on a goûté notre première arepa : galette de mais, fourrée au fromage ; un régal.

On vous laisse sur cette photo trop mignonne d’un perroquet en rémission !
Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est signe_jopo.png


2 réflexions sur “Iquitos, un séjour au cœur de l’Amazonie

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s