San Rafael

Amérique latine, Argentine

Du 5 Septembre au 21 septembre 2019

Le volontariat

Après avoir crapahuté pendant environ 2 mois, nous décidons de nous poser dans un endroit fixe pendant 2 semaines. C’est l’occasion de faire du woofing, en l’occurrence dans une ferme biologique où son propriétaire Lautaro vient y travailler tous les jours accompagné de sa femme Monica et de leurs 3 enfants.

Arrivés à San Rafael à 16h, nous attendons tranquillement que notre hôte vienne nous récupérer mais sans savoir à quoi il ressemblait. C’est alors qu’un pick-up s’arrête un peu plus loin en criant nos prénoms. C’est bon il nous a trouvé !
Il nous amène dans sa ferme situé à 10 km de la ville.
Premières impressions : la ferme est vraiment mignonne mais le terrain parait « mort » car nous sommes encore en hiver donc les plantes, arbres et tout ce qui compose cette ferme ne se sont pas encore réveillés. Lautaro nous explique les particularités de la maison dont une nous a marqué : pour avoir de l’eau chaude, il faut faire feu de tout bois dans une cheminée dehors pendant environ 30 minutes !

Nous avons ensuite fait la connaissance des poules, des lapins et de Pancho (un âne qui est, pour nous, la mascotte de la ferme et qui adore les oranges). Il a été récupéré dans une fourrière suite à un abandon et depuis il passe des jours paisibles à manger toute la journée et à faire des braiments dès qu’il voit quelqu’un qui peut lui apporter à manger.
Mais à peine arrivés et déjà pleins de choses à faire dans cette ferme ! Pour commencer, nous avons dû faire le ménage du sol au plafond car une ferme ça se salit vite. Surtout que Lautaro a dû déboucher les canalisations des sanitaires et de la douche, puisqu’une racine a décidé de perforer ses conduits et de les boucher… Je vous laisse imaginer la tête de la salle de bain une fois son travail terminé… Pour imager, il y avait du crépi du sol au plafond…

Les tâches que nous avons accomplies ont été diverses et variées.
– Récolter des feuilles pour en faire un fertilisant pour la terre et aider à la culture des champignons,
– Arracher les mauvaises herbes à la main, pas de désherbant industriel et tant mieux mais c’est long et chiant,
– Repiquer des framboisiers, c’est impressionnant la vitesse à laquelle ils envahissent le sol,
– Déterrer et enterrer des piquets avec mise en place de fils de fer et filets pour protéger les récoltes contre les oiseaux et la grêle. Et évidement le dernier jour, j’ai cassé le manche de la pelle… donc qui casse, paye, on est allé racheter un manche au magasin,
– Nettoyer le poulailler : joie et bonheur pour nos narines,
– Nettoyer et peindre les ruches,
– Récupérer les œufs, nourrir les poules et les lapins en passant par dessus la porte comme un voleur car Lautaro n’avait pas pu venir à cause d’un contretemps (et non on avait pas les clés).
– Chauffer la maison et l’eau chaude, une tâche quotidienne qui prenait pas mal de temps car il fallait ramasser du bois (pas forcément sec) dans le jardin, le casser à la main ou en le tapant sur un autre tronc pour faire un feu qui tienne.

Pour l’arrosage des plantes, on appelle ça l’inondation ! C’est la première fois qu’on assiste à ce type d’arrosage ! Une partie du cours de la rivière pendant 3h par semaine seulement dans des horaires précis, sauf pendant l’hiver. Cela est calculé en fonction des hectares du terrain. Par chance, pour le reste de la semaine il a construit une sorte de piscine pour avoir un peu de réserve jusqu’à la prochaine immersion du terrain.

A côté du travail à la ferme, nous avons quelques activités :
– Apprendre l’espagnol pour moi car c’est pas encore ça,
– Faire du pain maison (Merci Auré) et de la Brioche pour moi,
– Lire des livres pour Pauline car l’espagnol c’est bon pour elle,
– Rater la cuisson des gâteaux pour Pauline, c’est un four à gaz et on n’a pas su le maîtriser direct,
– Visiter la bodega Bianchi à 1,5 km de la ferme, et bien sûr déguster du bon vin et mousseux, faut pas perdre les bonnes habitudes,
– Louer une voiture et visiter le Cañon del Atuel (le prochain chapitre).

Cañon del Atuel

Nous avons loué une voiture pour faire le tour mais la location a été folklorique ! La première fois que nous voulions louer une voiture, TOUTES les agences étaient fermées… (Pause méridienne Argentine oblige). La seconde fois, l’agence qui nous as dit ok pour la voiture, n’a finalement pas fait la réservation… Et la troisième fois fût la bonne, car juste après, nous sommes allés chez la concurrence pour en louer une directement. Par chance, c’est la dernière et la condition pour l’obtenir c’est de la rendre propre car ils n’auront pas le temps de la laver pour les suivants le lendemain. On saute sur l’occasion, surtout qu’elle nous a fait un rabais de 20% pour ce service !

En route maintenant pour le spot touristique de la région !
Nous suivons une route indiquée par le GPS… Mais quelle erreur !! Nous sommes passés dans un chemin pour camion au milieu d’une déchetterie à ciel ouvert, avec des galets qui raclaient par moment le bas de caisse et où l’on glissait dessus également, sinon c’est pas drôle !! Autant vous dire que Pauline n’en menait pas large ! Une fois ce chemin terminé, nous voici face à une rivière à traverser, sinon c’est vraiment pas drôle… que nous traversons également ! Bien sûr, je tiens à signaler que nous avons une voiture standard style Dacia Logan, pas un 4×4 !

Le premier de nos nombreux arrêts se fait aux Salinas del Diamante. Nous voyons une étendue blanche à perte vue avec les Andes en fond. On visite également un petit musée sur le sel. Nous reprenons la route en direction du barrage de El Nihuil qui marque le début du Canyon.

Dans le Canyon, nous passons devant 3 centrales hydroélectriques importantes pour la région, mais nous voyons surtout des paysages magnifiques qui nous rappellent par moment les quebradas du Nord de l’Argentine. Mais avec un petit plus, puisque nous suivons tout du long une petite rivière arborée de plantes et d’arbres verdoyants, contrastant avec les falaises abruptes et arides sur les cotés.

Après avoir fait une bonne partie de la route, nous arrivons sur l’apothéose du circuit : le Lac de Valle Grande. Le spectacle est à couper le souffle ! L’eau bleu-verte magnifique est entourée de falaises. Nous avons pu avoir plusieurs points de vue impressionnants afin d’admirer ce paysage : un du haut des falaises et un au niveau du bord du lac (où des jeunes se baigner avec un eau avoisinant les 15°C…).

Sur cette note finale, nous rentrons sur San Rafael pour passer notre dernière soirée auprès de Lautaro et sa famille. J’ai l’occasion de le traiter (ostéopathiquement bien sûr, je ne suis pas encore assez à l’aise pour le côté verbal !) et Pauline a appris à faire des empanadas typique de la région. La soirée s’est prolongée par un repas qui a failli nous faire rater notre bus pour Bariloche mais Lautaro et Monica nous ont jetés au Terminal quelques minutes avant le départ de notre bus.

Pour conclure, cette expérience fut bien enrichissante, au point de vu humain mais aussi du travail car Lautaro est passionné et pédagogue. Pour autant, cela ne nous donne pas envie de nous lancer dans l’aventure en rentrant en France (Même si un potager ne serait pas mal venu.). On aime trop nos boulots aussi ! Mais on ne dit pas non à une prochaine opportunité de volontariat, bien au contraire !

Johann

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