La Rioja

Amérique latine, Argentine

Du 25 août au 28 août 2019

On va pas y aller par quatre chemins, cette ville ne nous a pas trop plu. Déjà parce qu’il n’y a rien à faire et parce qu’on est tombé sur une hôtel digne d’un hospice à l’abandon… Merci mais nous n’avons pas encore l’âge !

Heureusement qu’on peut compter sur quelques trouvailles gastronomiques comme un bar à bière local, qui est devenu notre référence pour deux soirs.

Bon, il y a quand même des choses intéressantes à voir, comme les deux parc nationaux les plus près : Talampaya et Ishigualasto. On a choisi de les faire avec une agence, pour pouvoir les faire dans la même journée. Le must : un conducteur également guide !

Talampaya

Un peu d’histoire : Reconnu patrimoine naturel de l’Humanité en collaboration avec le parc d’Ichigualasto pour avoir la seule séquence complète au monde de la période Triasique de l’ère Mésozoïque. Car des fossiles ont été retrouvés datant des différentes époques dans les deux parcs.

Un peu de géographie : Situé à 130km de La Rioja, cette région est quasi désertique, il pleut moins de 200mm par an, généralement en été (janvier/février). Les plantes sont basses, sans trop de feuilles et  les animaux que l’on peut croiser sont des renards gris, condors, puma, lama, ñandues (petite autruche), mara (emblème du parc)…

Il nous a fallu a peu près 3h pour y arriver (ça passe plus vite avec une petite sieste). On avait fait la demande de le faire en rando pour profiter du paysage de plus près. Sauf qu’en arrivant, le guide nous explique qu’à pieds, nous ne verrons que 20% de ce qui est accessible avec le circuit motorisé. On a donc choisi (au départ par dépit) le circuit en 4×4 qui dure 3/4h dans le parc national (4600$AR = 78€ /2).

Le circuit en 4×4 propose 5 stops :

  • Un arrêt pour apercevoir des motifs ainsi que des cavités sur des roches correspondant à des peuples indigènes datant de 500ans av. JC.
    Les cavités sont le vestige de mortiers utilisés pour broyer et préparer la nourriture. La preuve en est que les dents des Indigènes retrouvées montrent une usure importante dûe aux bouts de roches qui se détachaient du mortier lors de la préparation des repas.
  • Nous pénétrons dans le canyon de Talampaya pour atteindre le « Jardin Botanique », un micro jardin du à un micro climat créé par l’ombre des falaises et la faible profondeur de la nappe phréatique. Le guide nous a fait découvrir la Chimenea, d’une hauteur de 150m, dans laquelle nous avons crié en cœur un mot, qui s’est répété quelques fois avant de disparaître. L’écho produit est quelque peu impressionnant. Il y a plusieurs millions d’années nous aurions fait cette visite au cœur des profondeur marines.
  • Les autres stops concernent des formations géologiques créées par l’érosion.
  • Notre dernier arrêt se fait dans un autre canyon, à quelques km. Ce qui est incroyable, c’est que nous marchons dans du sable, la température approche les 30 degrés, l’air est sec ; mais dans quelques mois cela sera inondé. Il ne pleut presque pas, mais lorsque cela arrive, les canyons sont envahis par les eaux qui peuvent monter à plusieurs mètres et de ce fait, les visites sont interrompues, jusqu’à la décrue.

Au début, nous avions regretté de ne pas le faire à pieds, mais au vu de tout ce qu’on a pu voir lors du circuit, il aurait été dommage de passer à côté. On s’est questionné sur l’impact écologique de faire autant de voiture dans un site classé à l’UNESCO. La raison est simple, vu qu’il n’y a pas de vraies routes mais des sentiers en mauvais états, seuls les 4×4 peuvent nous permettre d’accéder à l’entièreté du site en maîtrisant aussi la propreté du site. Par exemple en vélo il faudrait plusieurs jours pour faire le circuit complet, et avec l’écart de températures jour/nuit cela n’est pas conseillé, ni proposé.

Et puis le petit plus de cette balade a été la dégustation de mets locaux au cœur du canyon : olives, pâte de coing, vins, mousseux, empanadas au coing, soupe, noix… Parfois les tours organisés ont vraiment du bon !


Ishigualasto

Après le premier parc, direction Ichigualasto (entrée du parc 450$AR). Le parcours de 40km se fait avec son propre véhicule, et à chaque arrêt, le guide du parc nous donne des indications sur l’histoire du parc et les formations géologiques que l’on voit. Tout comme Talampaya, elles sont dues à l’érosion.

Le premier stop se fait sur une zone lunaire, qui a donné le nom touristique à ce parc : vallée de la lune (un petit pas pour l’Homme et… ok j’arrête). En quechua, Ichigualasto signifie « terre sans vie » du fait que quasi aucune végétation ne se trouve dans ce parc. Autrefois, il était le passage obligé de paysans qui amenaient du bétail au Chili. Ils mettaient presque deux semaines à traverser, en passant par ce parc, sans aucune ressource pouvant les aider.

On fait un arrêt sur la zone des Cancha de Bochas: un lieu bien restreint où se trouvent des dizaines de roches rondes (sans aucune intervention de l’homme). Elles auraient cette forme due à l’érosion. Mais ce phénomène n’a trouvé aucune explications valides pour le moment.

Ici, des fossiles ont été retrouvées, datant d’il y a plus de 250 millions d’années, où le climat était tropical… Difficile à imaginer. Ils ont pu garder une partie de 3 squelettes. Aujourd’hui, un bâtiment a été construit tout autour pour les préserver.

La fin de cette visite se fait par le coucher de soleil sur la vallée de la lune et c’est splendide !

Pauline et Johann

2 réflexions sur “La Rioja

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s