Buenos Aires

Amérique latine, Argentine

Du 1 août au 7 août 2019

Le trajet en bus depuis Foz Do Iguaçu a été long, long… Encore une fois, 24h de bus. On avait pris un peu de retard à la frontière brésilienne puis en Argentine, apparemment un français n’avait pas ses papiers en règle. Au final on a eu simplement une heure de retard .
Arrivés à la gare de Retiro, on s’est empressé de prendre un Uber pour rejoindre le Airbnb. Changement d’ambiance on passe d’un village à une mégalopole.

– Je choisi le 1A.
– Touché, coulé…

On est situé dans le quartier de Palermo au nord de la ville. Un quartier chic, recommandé dans les guides et par une amie argentine de ma tante (Pauline).

On a prévu de rester 5 jours mais ce soir on prend les billets pour Salta et le vol le moins cher est dans une semaine du coup on rallonge notre séjour de 2 jours. Un truc qu’on a pas compris : lors de la résa des billets, on a reçu un mail demandant d’envoyer une photo chacun avec dessus notre visage à coté de notre passeport… Bizarre Bizarre. Le lendemain, on a reçu un mail de confirmation de notre vol, suite à la réception des photos.

Jour 1: Centro

Nous avons fait le tour du centre ville à pied à la recherche d’un distributeur et de change encore une fois. On a eu l’occasion de voir la Casa Rosada (L’Elysée Argentin) avant d’aller manger dans un petit resto Av. de Mayo (Équivalent à l’avenue des Pyrénées à Pau).
Après on s’est baladé pour visiter quelques points de la ville, comme tous bons touristes que nous sommes.

Pour découvrir les spécialités locales (empanadas, tortas…) ; on est allé manger le soir dans un bistrot conseillé par notre Airbnb. La déco était dans le style année 1920 donc très joli, très bon et vraiment pas cher !

Jour 2 : Recoleta

Tous les week-ends, il y a des ferias (marchés ouverts et non les férias du Sud Ouest) dans plusieurs quartiers avec des thèmes différents. On est samedi donc on se dirige vers la Feria de Recoleta, juste à coté du cimetière du même nom. Celle-là est composée d’artisanats et d’œuvres de plusieurs artistes qui viennent y exposer. De plus, la feria est située à côté de la Casa de la cultura: une sorte de grande MJC où l’on peut venir dessiner, danser, prendre un verre, écouter de la musique… (et aussi se poser dans une oeuvre recouverte de moquette très épaisse dédiée à la sieste : parfaite pour Johann).

La visite du cimetière est vraiment à faire car ce ne sont pas des tombes ou caveaux comme on a l’habitude de voir en France mais plutôt de véritables maisons voire des monuments impressionnants de part leurs tailles et leurs finitions. Des personnes se prennent même en photo devant certaines d’entre elles (glauque ou pas, à vous de juger).

Point culture du jour :

les cimetières en Amérique Latine sont toujours placés de façon à ce que les morts aient la meilleure vue possible sur les environs. Ils auront cette vue pour l’éternité.

On s’est dirigé ensuite vers les Beaux Arts, où nous sommes tombés par hasard sur un concert de flûte traversière (joli) et de « guitare ». Je pense que si je donne la guitare à mes chats, le résultat est comparable (Johann).
Dans le parc à côté, se trouve la fleur mécanique (et non l’orange). Ses pétales s’ouvrent et se ferment en fonction de la luminosité de la journée.

Pour clore cette journée, on finit par aller au coiffeur/barbier pour moi. Se faire couper les cheveux et tailler la barbe par un homme ayant une coupe mulet ne fut pas la meilleure des idées (mais ce n’est pas la pire non plus). Sans compter les ricanements de Pauline derrière moi.
Après ça, direction le Temple Bar, un bar à bière avec des bières artisanales (enfin des breuvages dignes de ce nom, ça faisait longtemps!) où l’Happy Hour apparemment ne finit jamais !

A la votre !

Jour 3 : San Telmo

Parilla

Cette journée est toute particulière car nous allons rencontrer Elvira, l’amie d’une de mes tante. Elle nous a aidé et aiguillé pour faire le voyage en Argentine et maintenant que nous sommes dans sa ville, nous allons manger un bout ensembles. On se donne rendez-vous à la Feria de San Telmo. C’est une des plus vieilles ferias et elle est dédiée principalement à la brocante (ouverte seulement les dimanches matins). Avec son fils et son mari, elle nous amène dans un bodegon: un restaurant traditionnel où l’on mange de la parilla (une sorte de barbecue mais toute l’année). Ils sélectionnent un éventail de viandes à nous faire tester : Molleja (thymus ou ris de bœuf), chorizo, asado (bœuf), chinchulines (intestin grêle) et porc. A mon plus grand bonheur, moi qui n’aime pas la viande. Mais bon, il faut avouer que le bœuf est vraiment délicieux. Le reste, je laisse Johann juger (C’était trop trop bon !!!! La cuisson était bien faite et la qualité de la viande au top ! Petite pensée à Jean-Luc).
On découvre aussi la sauce ChimiChurri (Pour le coup, Johann est fan). Il s’agit d’un mélange d’épices qui se marie bien avec la viande rouge mais que Johann mange à n’importe quelle sauce.

Grâce à elle, on affine notre road trip dans le nord-ouest du pays. Après cela, on finit la feria avant de rentrer des idées plein la tête.

Jour 4 : Palermo

Ce jour là, nous rejoignons Quentin, un de mes potes de promo d’ostéos qui s’est installé à BA. On ne s’était pas revu depuis 3 ans. On a mangé dans un resto typique et très réputé : El Sanjuanito. Avec sa compagne, ils nous expliquent la situation du pays qui est partie en sucette au niveau économique depuis l’actuel président au pouvoir. D’ailleurs, au vu de la situation économique (mais pas que…) ils rentrent définitivement en France.
Ensuite, direction le Jardin Japonnais qui est joli. C’est mignon mais un peu petit. Il permet de profiter d’un petit havre de paix dans cette immensité. Cependant, BA dispose d’un certains nombre de parc répartis un peu dans toute la ville, ce qui est plus qu’appréciable.
On s’est dirigé vers le Airbnb à pied (il faut savoir qu’on marche pas mal – entre 10 et 18 km/jour – et qu’on ne prend les transport en commun que pour les grands trajets). En chemin on est tombé sur un village Outlet où on a pu prendre le goûter dans un Pain Quotidien, un régal.

Jour 5 : Flâner !

Ce matin, on va l’Ecoparque, un ancien zoo réhabilité afin que les animaux soient le plus libre possible. Ils vivent ensembles donc sans clôture (à part celle du park, bien sûr) : paons, singes, canards et des maras (ça ressemble à un mélange de biche, kangourou et lapin : un vrai Picasso mais assez mignon). Malheureusement il était en rénovation donc une bonne partie n’était pas accessible. On en a quand même profité pour prendre un verre en terrasse.

En suivant, nous avons pris le bus pour visiter le quartier de Boca connu pour ses maisons et murs peints et colorés. Nous décidons de remonter jusqu’au quartier de San Telmo en passant faire une halte au casino pour retirer de l’argent.
Arrivés à San Telmo, on revisite le marché couvert avec 10 fois moins de monde que dimanche. On se laisse tenter par des tapas (vraiment très bonnes…), on refait un tour dans le quartier et on revient pour le goûter dans un bar/boulangerie FRANÇAIS (je crois que le terme que vous cherchez c’est : ventre sur pattes).

Jour 6 : Départ

On ne manque pas de faire un dernier resto à BA : Le pain Quotidien. Il est présent presque à chaque coin de rue (sans exagérer, il y en a 12 dans la ville sans compter la périphérie).

Il faut avouer que cette semaine, on a autant mangé que marché. Chaque quartier abrite des restos plus appétissants les uns que les autres. Mais en vrai, on est un peu en manque de notre chère gastronomie française : en une semaine, on a mangé 3 fois dans des restos français. Vous n’imaginez pas le bonheur que c’est de manger du vrai pain et chocolatine (Pauline) ou Pain au chocolat (Johann) !! Inlassable bataille que nous n’arrivons pas à résoudre…
Notre hôte Airbnb étant aussi chauffeur Uber, il nous a accompagné à l’aéroport pour prendre le vol jusqu’à Salta. Seul problème, au moment d’arriver à l’aéroport il nous demande le nom de celui-ci (que Pauline avait précisé trois fois avant le départ), évidemment c’était pas le bon… Notre aéroport était à 45 minutes de là et il nous restait 2 heures avant le décollage. Autant vous dire qu’on a eu peur de louper l’avion et de se retrouver comme 2 couillons à l’aéroport. Heureusement, l’aéroport est tout petit (à peine plus grand que celui de Pau) et on s’est donné la permission de gruger tout le monde pour passer les contrôles, sans aucun scrupule. Au final, tout est bon, en route (ou en vol) vers Salta !

Pour conclure, BA est vraiment une ville que nous avons apprécié. Elle a beau être immense (elle a parfois des rues à 6 voies dans un seul sens), contrairement à Paris, on n’a pas l’impression que la ville est si grande et vaste. On ne se sent pas étouffé par le monde, ni par le stress. On se serait bien vu rester plus longtemps car même si on a bien crapahuté dans la ville, elle garde encore bien des secrets.

On en a appris pas mal sur l’Argentine:

On a croisé de nombreuses femmes avec des foulards verts accrochés à leur sac à main. Plus tard, on nous expliquera que c’est un acte féministe : elle le porte pour lutter pour le droit à l’avortement, toujours illégal dans ce pays (sauf certaines conditions : risque de décès ou viol).
D’autres peuvent arborer un foulard orange en faveur de la séparation Eglise / Etat ou bleu clair contre la séparation Eglise / Etat.
Il existe de nombreuses manifestations à travers le pays pour dénoncer les violences faites aux femmes et surtout des œuvres d’art (graphes dans la rue, casa de la cultura à BA…). Et le foulard violet défend cette cause.

Johann et Pauline

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