Ilha Grande

Amérique latine, Brésil

Du 16 juillet au 21 juillet 2019

Être sur une île procure un sentiment particulier, comme si le temps ralentissait.

Une île située dans le sud de l’état de Rio de Janeiro, sans véhicule (sauf un magnifique Kangoo en guise d’ambulance), sans banque, sans grand commerce. De quoi aussi abandonner ses repères temporels car tout est ouvert tous les jours de la semaine.

Au départ, nous avions prévu d’y rester 3 nuits, puis 4 et finalement 5 (quand on est bien quelque part, on n’a pas envie de partir de suite). L’île est connue pour ses plages mais aussi pour ses nombreuses randonnées. On est obligé d’associer la plage à la rando car sinon on ne peut y accéder. Chaussés de nos magnifiques paires de chaussures de marche, nous avons parcouru une bonne partie de l’île.

Jour 1:

Il faut préciser qu’on est arrivé au Brésil en hiver, il est plutôt doux (25°C environ) mais le jour où on a du prendre le bateau pour arriver sur l’île, il pleuvait et la mer était agitée.
Avant le départ, nous avons du également repartir le poids, c’est à dire nous, pour stabiliser au mieux le bateau pour le trajet.
Pendant ce temps, le bateau a alterné des inclinaisons de 45 degrés vers l’avant et l’arrière à cause des vagues. Au final nous avons mis 1h30 (au lieu de 50 min) pour arriver… Si avec ça nous n’avons pas le pied marin…

L’hostel était vraiment bien (mahalo hostel), à 5 min de la plage, des départs de rando. Au vu de la taille du village, tout est à 5 min. L’équipe est disponible et tout ce qu’on a fait sur l’île a été conseillé par eux. Comme nos précédents stops, celui à n’était pas préparé donc on s’est laissé porté par les locaux.

Premier soir et première caïpirinhia night = soirée à l’auberge avec caïpirinhia maison à volonté pour 10 reis par personne (2,40€). On va être honnête, on s’est pas fait prier pour déguster cette recette cubaine !

Jour 2 :

Après s’être reposé le jour de notre arrivés, on commence ce premier jour sur l’île par une petite rando (2:30-3:00). On a cru que sur l’île les chemins seraient plutôt plats (Haha les naïfs !). C’était quasiment que de la montée et un peu de descente lorsqu’on se rapprochait de l’océan. La possibilité s’offrait à nous de refaire le retour en rando. Johann était plutôt chaud pour le faire, j’avoue que arrivé au 3/4 du chemin et ne voyant jamais cette plage, c’était pas envisageable. On avait fait encore aucune rando cette année et on allait commencer par 6:00 ? Non merci. (#molletsdurs) Heureusement, les bateaux sont là pour ramener les feignants ! Sans blague, la rando était quand même assez difficile et en plus on a eu la chance d’avoir un petit orage en prime. Donc c’est trempés et heureux d’avoir marché que nous sommes rentrés à l’hostel, mais avec de beaux souvenirs.

Il n’est pas rare sur l’île que les chiens se choisissent des randonneurs à escorter. Pour notre plus grand bonheur, surtout celui de Pauline, un gentil molosse a voulu nous accompagner. Sauf qu’on l’avait vu 5 minutes avant s’attaquer violemment a un caniche (selon moi, un toutou à sa mèmère selon Johann). Heureusement, un simple  »NOOOON » répété au moins 8 fois a suffit pour le dissuader de nous suivre.

Pico de Papagaio

Jour 3 :

Aujourd’hui c’est repos et plage. Surtout que deux volontaires travaillant à l’auberge nous proposent de faire un rando de nuit qui est la plus dure de l’île. Pour info, voici le symbole de difficulté utilisé sur la carte des randos : ☠️. Nous : 😱. On hésite car partir de nuit ça peut aller mais pour faire celle-ci, on ne sait pas si on en est capable (mais alors pas du tout du tout du tout…) mais on tente. Deux allemands viennent d’arriver et sont intéressés, et aussi aventuriers que nous. Va t-on le regretter ?

Jour 4 :

Réveil 1:30, ça pique !!

Départ 2:00, ça repique !! Quelle folie, plus les mètres passent plus l’excitation monte et plus la fatigue se fait moindre. On commence sur un chemin de terre (entourés de lucioles) tout à fait acceptable : ça monte mais pas trop, pas de grosses pierres, pas de trous, éclairé par la lune… Sauf que… Ça n’a duré que 20 min. A un moment donné, les deux guides (Manu et Alonso = 2 argentins, parfait pour notre portugais laissant à désirer) s’arrêtent devant un petit passage qui s’enfonce dans la forêt. C’est parti pour tout le contraire de la première partie : montée raide, troncs à enjamber, rivières à traverser, racines et branches à éviter… On suit Manu à la trace, derrière les flashs de nos téléphones. L’ascension est plutôt rude mais on avance. Quand on leur demande si on arrive bientôt, ils nous répondent qu’il reste « Menos ». Mouai, ça fait longtemps qu’ils nous disent « Menos »… Ils se foutraient pas un peu de nous ? Au bout de 2:40 et après avoir sué comme jamais, on aperçoit enfin la roche finale sur laquelle on doit grimper. On fait 20 min de plus pour la contourner et enfin réussir à monter dessus.

Résultat : 3:00 de montée, sur 3km et 1000m de dénivelé 
#molletsenfeu !!

Il fait encore nuit noire, il est 5:00 et on doit patienter. Bon, on se les pèle un peu quand même, mais Manu et Alonso nous préparent un maté et des biscuits pour se réchauffer. Vers 5:40, on aperçoit les premières lueurs du jour en même temps que les nuages s’évaporent autour de nous. Ils laissent place au début du spectacle : des couleurs dorées et rosées qui montent dans le ciel. C’est S P L E N D I D E !🌅 Cela se regarde en silence parmi d’autres randonneurs ayant bravé le froid et la nuit.

Après avoir grimpé, admiré, photographié, filmé, il est l’heure de déguster. Quoi de mieux qu’un petit almuerzo (=sandwich) avocat tomate pour reprendre des forces avant de redescendre.
Sur le retour, on se rend compte de ce qu’on a accompli pour arriver au bout. Dans le noir, on était plus concentrés sur nos pas que sur le paysage. La forêt est luxuriante, abrite de nombreux oiseaux. Une fois arrivés sur le chemin de terre, on se félicite du chemin parcouru et sans eux, on se serait probablement arrêté au bout de 10min. Direction l’hostel, la douche, sans oublier la sieste !!!

Jour 5 :

Johann et Erwan (un français rencontré a l’auberge) veulent aller visiter une ancienne prison et vont jusqu’à la plage Dois Rios (4:00 de marche).
Pour ma part, je me dirige vers la cascade Feiticeira et la plage Preta (2:00 de marche).
#molletsenbéton.
Bien sûr, le soir, on n’a pas dérogé à la caïpirinhia night !

Jour 6 :

C’est l’heure du départ. A 10:00, on prend l’unique ferry qui rejoint Angra Dos Reis (sinon ce sont des speed boat, hors de prix); pour prendre un bus vers Paraty. Contrairement à l’arrivée sur l’île, le trajet du retour s’est fait vite et sans remous.

Pauline

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